dimanche 21 avril 2019

Les jardins de Pinecrest


Qui dit climat chaud et humide dit plantes à foison. La Floride du Sud est propice à la pousse rapide de bon nombre d'espèces végétales. Beaucoup de parcs autour de Miami possèdent des plantes rares  et/ou venues de loin, qui apprécient tout particulièrement la météo locale. Mon jardin préféré est celui de Pinecrest. Ancienne jungle aux perroquets, rachetée par la commune de Pinecrest pour la transformer en jardin botanique, les lieux sont particulièrement enchanteurs. Des grands figuiers des banians, venus tout droit d'Inde, aux sous-bois tropicaux entourés de canaux et de cascades d'eau fraîches, le parc contient aussi des aires de jeux, un parc d'arrosage et de jeux pour les enfants et un petit zoo minimaliste où les bambins peuvent caresser, au choix, des moutons, des cochons et des chèvres. Les fleurs y sont en pleine floraison en ce moment,  et il est aussi possible d'y nourrir les poissons et tortues. C'est un parc relativement méconnu des guides touristiques, et qui pourtant vaut le détour. Alors si vous passez par Miami, n'hésitez-pas à y faire un petit saut !




A consulter : https://www.pinecrestgardens.org Entrée à 5$, enfants de moins de trois ans gratuits. 

jeudi 4 avril 2019

April showers


La journée n’a pas particulièrement bien commencé. La pluie s’est abattue de toutes ses forces sur Miami, détrempant tout sur son passage, et plongeant la région sous une épaisse couche de nuages noirs. Il n’a pas vraiment plu comme “chiens et chats”, et certainement bien plus que « vache qui pisse », et en tout cas la matinée débutait fort mal. J’ai déposé Amaury à la crèche à toute vitesse, espérant faire fi des gouttes, inquiète de le voir trempé en un instant. Lui, sous son blouson de pluie, dans les bras de sa mère qui courrait comme une dératée, a été épargné. Moi en revanche, de mon côté, j’ai essuyé tous les plâtres de l’orage, et je me suis retrouvée trempée jusqu’à l’os. J’ai découvert par exemple avec effroi que mon maquillage n’est pas totalement waterproof, et que ma veste est loin de pouvoir arrêter les gouttes. J’ai donc dû repasser en catastrophe à la maison pour me changer, sous-vêtements y compris, avant de repartir le plus vite possible. Je suis finalement arrivée sur le parking de mon école juste à temps pour me saisir de la dernière place de parking. À la suite de quoi, mon parapluie s’est cassé, j’ai manqué d’éborgner le principal avec le coin de l’objet en question, et j’ai renversé mon thé sur mon bureau en y déposant mes affaires. Je croise donc les doigts pour que la succession de mauvaises expériences de la journée ne cessent sur le champ, et que le soleil revienne sur notre belle Floride. Avril est un mois très humide et pluvieux ici. Les averses sont de mises, elles sont journalières et particulièrement intenses. Je vais donc me procurer de ce pas un nouveau parapluie, un ciré, des bottes, et réfléchir à deux fois à la prochaine tentation d’arroser le jardin. Il y a eu en effet qu’une seule clampine dans tout le quartier, qui, hier soir, qui a bien pris le temps d'arroser soigneusement toutes ses fleurs, juste au cas où...