jeudi 23 décembre 2010

Premier Noël en France


Logan est arrivé sain et sauf vendredi dernier. Le sort s'est encore un peu acharné contre nous, car la neige est tombée en grande quantité ce jour là. J'ai mis trois heures trente pour me rendre à l'aéroport de Genève, en roulant sur l'autoroute à 40 km/h. En arrivant là-bas, j'ai découvert que, pour cause de neige, Logan avait atterri...à Milan. J'ai passé la journée là-bas, à attendre qu'il redécolle pour atterrir à nouveau à Genève. Lui a passé seize heures dans l'avion...Et la route du retour a été du même acabit. Mais quelle joie de se retrouver ! Il a même fallu plusieurs jours pour que je réalise que sa venue était réelle, tellement l'habitude de se voir et d'être ensemble a été perdue pendant cinq mois. Passées ces quelques premières heures, je ne peux plus imaginer comment j'ai survécu sans lui. Je n'arrive plus à me représenter comment j'ai fait pour tenir le coup, et combien il était improbable et absurde d'être séparés de la sorte par un système administratif. Nous avons toujours, très régulièrement, des nouvelles du NVC, mais le dossier ne semble pas être encore arrivé à Paris. Sans ça, pas de date d'interview. Et sans date d'interview, pas de possibilité de prévoir mon départ. Il n'empêche que le processus touche à sa fin. Ils détiennent tous les documents demandés dont ils ont besoin, et il suffit que leur bon vouloir s'active un peu pour que tout ça passe à l'étape suivante.
Demain, le réveillon de Noël se fera ici, dans le Jura, avec ma famille, et j'en suis très heureuse. Nous avions déjà passé Noël chez ses parents, dans le New Jersey, mais jamais ici encore. Ces fêtes de fin d'année s'annoncent particulièrement réussies, sous d'heureuses auspices, avec l'homme que j'aime et qui m'a beaucoup manqué.

lundi 13 décembre 2010

Visa : épisode je sais plus combien


J'ai envoyé ce matin un gros dossier au National Visa Center : certificat de mariage, acte intégral de naissance, casier judiciaire, formulaire DS230, un code-barre permettant l'identification de mon dossier, et des photos d'identité aux normes américaines. Cette histoire de photo a été un casse-tête : les normes américaines ne sont pas du tout les mêmes qu'en France, il a donc fallu que je trouve un photographe qui puisse lire les normes en anglais et les respecter. Je peux donc officiellement annoncer que oui, dans le Jura, il existe quelqu'un de compétent pour tirer (à un prix assez exorbitant) des photos aux normes US. Vive chronopost international ! (mon porte-monnaie a mal).
D'un autre coté, j'ai presque terminé mon remplacement en orthophonie : la fin est pour mercredi, et mon impatience grandit à mesure que l'on s'approche de vendredi. Logan débarque dans 4 jours moins quelques heures...c'est un truc de fou incommensurable ! Il n'y a pas assez de mots pour exprimer à quel point je suis contente qu'il arrive. Nous ne nous sommes pas vus depuis... le 3 Août.
Vivement vendredi ! (j'en connais un qui dirait "ça va être la fête du slip" mais son anonymat sera respecté ;-))

mardi 7 décembre 2010

Plein de nouvelles : plein de paperasse !

Nous avons très régulièrement des nouvelles du National Visa Center.
Ca change des derniers mois où le mot d'ordre était "mésinformation". Il n'empêche que c'est quand même un peu le bazar : il faut les harceler pour obtenir une quelconque information, et l'on ne sait jamais quelle sera la prochaine étape.
Logan tente de faire accélérer tout ça en anticipant leurs demandes : il faudra bientôt payer 404 dollars ? Pas de souci, il l'a fait dès hier, même si l'ordre n'avait pas encore été donné.
Il faudra prochainement envoyer le formulaire DS 230 rempli et signé de ma part ? Là encore, je l'ai envoyé par la poste et par mail ce matin, même si l'ordre officiel n'était encore pas parvenu jusqu'à nous. J'ai reçu un mail du NVC cet après-midi qui me demande de remplir le I 864. Et c'est une très bonne nouvelle, car ce document, de même que le DS 230, fait partie des documents nécessaires pour l'interview à Paris. Ce qui est amusant, c'est que les mails sont signés par le prénom des employés du NVC (j'imagine que c'est une histoire de sécurité) : Jesus, Shelly et Zoë font partie du lot.
Serait-il possible qu'enfin, j'ai une date d'interview en voyant le dossier envoyé en France ? Pourrais-je prévoir une date approximative de départ ? Je m'en réjouis d'avance. D'un autre côté, Logan arrive dans 9 jours, et l'impatience est à son comble.
Le moral revient ! Vivement mon départ !

mercredi 1 décembre 2010

Les deux semaines les plus longues de ma vie

Dans deux semaines, et deux jours, Logan arrive enfin. A défaut de partir aux Etats-Unis pour Noël, lui vient passer les fêtes ici avec moi. C'est un très grand bonheur d'imaginer son arrivée à l'aéroport ! Le compte à rebours des jours restant est amorcé : J-16 avant son arrivée !!!
Pendant ce temps, nous avons eu quelques contacts avec le National Visa Center. Tout d'abord, j'ai renvoyé signé un document qui précise que, oui, je suis toujours intéressée par ce visa d'immigration, et que non, je n'y renonce pas. J'imagine que certains doivent être tellement dégoûtés de cette procédure qu'ils renoncent effectivement à leur émigration. Pour moi, c'est hors de question. Je n'attends que ça depuis des mois, et l'impatience se fait sentir.
D'autre part, le visa de non immigration, arrivé au National Visa Center en même temps que le visa d'immigration, a été annulé : seul le meilleur des deux a été conservé (celui qui me donne le droit de voyager et travailler immédiatement), et l'autre, qui représente un surplus de paperasse administrative, a été automatiquement résilié. Il n'aurait aucun intérêt car les délais sont les mêmes pour les deux procédures à partir de maintenant.
En parallèle, ma belle soeur Quinn a écrit au président Obama pour tenter de faire accélérer les choses :

President Obama,

My best wishes to you and your family in this coming holiday season. I am sending this email today to ask for your wishes as well. My brother, Logan, married a wonderful woman, Elise, from France last Spring. The wedding was small but beautiful, taking place in Lyon, France. My father, mother, and myself were in attendance and able to meet Elise's extended family. It was our wish this holiday season for her to meet ours. Unfortunately immigration has been delayed. As of November 6, it has been 5 months since their petition for immigration was accepted. We all are now awaiting for Elise to come join us and be able to spend Thanksgiving, Christmas, and the New Year with us. My brother Logan, a new professor at Bucknell University, moved in and began his new job on his own, and it is now our wish for him to be able to share the holidays with his new established family. My heart breaks for them as the weeks and months go by without any news.

I have my fingers crossed for Elise and Logan, and hope that somehow immigration will expedite her petition so that she can be with us for Thanksgiving and the rest of the holidays.

Best wishes for the upcoming holiday season,

Quinn

De fait, tout le monde se mobilise à nos côtés pour tenter de faire accélérer les choses. Le bureau du président Obama a répondu la semaine passée par courrier : en gros étant donné que nous sommes passés à l'étape suivante, il n'a rien à dire. Mes beaux parents aussi se sont mobilisés : ils essaient de faire intervenir le congressman du New Jersey. J'attends maintenant la suite du programme qui doit être l'envoi du dossier à Paris. Les préparatifs de Noël commencent à présent, sous d'heureux auspices.

mardi 16 novembre 2010

Visa : épisode 5

Le I 129 et le I 130 ont tous les deux été approuvés par le California Service Center ! C'est une très bonne nouvelle, car cela marque la fin d'une attente pendant laquelle nous n'avions aucunes nouvelles de la procédure. Maintenant, tout est entre les mains du National Visa Center.
Le délai devrait être encore long pour le I 130, mais semble plus court pour le I 129. Nul ne peut encore me prédire quand je partirai, mais il est possible de rester optimiste. 2010 ? Noël ? Janvier 2011 ? On verra...
A vrai dire, mes pensées vont actuellement vers une seule chose : Logan arrive en France le 17 Décembre ! Il a acheté son billet d'avion hier, pour passer deux semaines avec moi. C'est la chose qui me réjouit le plus en ce moment, qui m'a considérablement aidée dans cette longue période d'attente et d'incertitude. J'ai passé une semaine très dure, où sommeil et appétit n'étaient plus au rendez-vous. De nouveau, j'essaie d'être forte et de faire face : l'idée de retrouver mon mari dans un mois est un allié considérable pour garder courage.
Je ne réalise pas encore que ce satané California Service Center n'est désormais plus qu'un mauvais souvenir. Il est certain qu'à la question : "Qu'est ce qui ne vous plait pas aux Etats-Unis ?", je répondrai sûrement une chose : "Le service d'immigration". Une fois là-bas, je serai soulagée et heureuse d'être aux côtés de celui que j'aime, mais il me faudra sans doute quelques temps pour oublier ces mois d'épreuves et pour relâcher la pression après ce parcours du combattant.
Pour l'heure : il faut fêter ça ! A défaut de sabrer le champagne (car il ne faut pas non plus mettre la charrue avant les boeufs), je propose de trinquer au Champomy.

vendredi 12 novembre 2010

Notre situation médiatisée

Notre situation peu banale a conduit des journalistes à réaliser un reportage : je suis donc passée sur France 3 Franche-Comté aujourd'hui. C'est un peu étrange de se voir à l'image, moi qui avait eu l'impression d'être vraiment nulle et bafouillante lors du tournage. Je n'ai malheureusement pas de copie de cette vidéo, car, non sans avoir tenté de l'enregistrer lors de son passage à la télévision, je ne me suis pas rendue compte que notre retransmission n'était PAS la retransmission régionale...mais une retransmission quelconque. Il faudra peut-être que je fasse appel à mes meilleurs amis fans de l'informatique pour tenter de récupérer cette vidéo sur le web dans les 7 prochains jours à venir !
Maintenant, c'est sûr : je peux me la péter un peu.


Logan est à la Nouvelle-Orléans, pour un superbe mariage prévu depuis de nombreux mois. C'est encore un événement important que je rate. A cela s'ajoute une heure de plus au décalage horaire, qui ne simplifie pas nos contacts téléphonique. J'ai toujours l'impression qu'on ne se parle pas, ou pas assez, et je conserve inévitablement un goût frustrant en bouche à la fin de chaque conversation : trop peu et trop peu souvent, entre deux portes ou deux conférences, juste avant un cours ou pendant mon boulot, il n'est vraiment pas facile de s'appeler.
Skype a été banni de notre vocabulaire pour le moment : il est beaucoup trop dur de se voir sans être ensemble. Je réserve cette possibilité à la seule semaine précédent nos retrouvailles, mais pas avant.
Distance rime avec patience. Attente rime avec pente (savonneuse). Il n'y a pas de mot qui rime avec injustice. Ou alors je n'y ai pas pensé, car cette situation, à défaut d'être pénible, est fondamentalement injuste.

mardi 9 novembre 2010

Visa pour les Etats-Unis : épisode 4

Le sénateur démocrate de Pennsylvanie n'a pas été réélu. De fait, il a transmis notre requête au sénateur. Maintenant, tout repose entre les mains de cet homme : il a le pouvoir de faire accélérer les choses. Pendant ce temps, notre dossier a été mis à jour sur internet et l'on a été informés d'une "activité" sur notre compte. S'il s'agit juste de prendre des documents pour les changer de bureau mais que ça ne change rien concrètement, ce n'est pas une grande nouvelle. Logan pense que des nouvelles concrètes et réelles sont imminentes. Moi j'en suis à un point où je n'espère plus rien. L'on verra qui de l'optimiste ou de la pessimiste aura raison, et franchement je préférerais avoir tort. Mais je doute que les choses puissent réellement évoluer prochainement. Après des mois et des mois d'attente et d'hésitations, de mésinformation et d'espoirs déçus, je me protège et j'évite certainement la prochaine douche écossaise. Il y a vraiment de quoi être lassée à force : début Mai j'espérais partir début Août. Et puis Logan est parti. Sans moi. Et puis chaque heure, chaque jour et chaque mois j'ai espéré encore et encore pouvoir partir. Septembre puis Octobre sont arrivés, et maintenant Novembre prend la suite. Nous avons construit (ou déconstruit) notre vie de couple, mis entre parenthèse cet aspect de nos vies pour un système qui nous détruit et que l'on subit. A plusieurs milliers de kilomètres l'un de l'autre, dans deux espaces temps bien distincts, deux continents et deux fuseaux horaires, nous nous languissons de nous retrouver pour enfin vivre ensemble. J'ai un peu la sensation d'être femme de marin ou de militaire, danger mis à part bien entendu. C'est une véritable épreuve que je ne souhaite à personne, et il me tarde que cette séparation prenne fin.

dimanche 7 novembre 2010

Hors-la-loi, sans foi ni lois.

Tout est dans le titre. A quoi sert une page internet officielle qui annonce un délai si ce n'est pas pour le respecter ? Voilà ce qu'annonce cette page internet :
"If the office is processing a particular type of application in less time than our processing goal, you will see the processing times expressed in months (for example, if the office is processing naturalization applications in less than our 5 month goal, the processing time will state “Five Months”). "
(source:https://egov.uscis.gov/cris/processingTimesDisplay.do)

Il y a officiellement cinq mois que nous avons déposé notre demande...récépissé de dépôt comme preuve à l'appui. Ce California Service Center ne respecte pas ce qu'il annonce...
Nous en sommes donc réduits à attendre. Il y a des jours où j'aimerais bien tenir par la peau des fesses le responsable de ces règles bidons...

lundi 1 novembre 2010

Pas sûr que cela ait réellement fonctionné...

Encore une désillusion de plus. Le congressman de Pennsylvanie devait (peut-être) intervenir en notre faveur, mais rien n'a bougé depuis. Depuis mon dernier message, Logan a reçu un appel d'une femme du bureau du député qui a tenté de faire accélérer le processus. Deux jours plus tard, elle l'a recontacté en précisant qu'elle avait joint son contact au California Service Center et qu'on aurait une réponse prochainement (normalement avant le 7 Novembre).

Pourquoi cette date du 7 Novembre ?


Nous avons dépose deux demandes de visa différents :

- une première demande a été adressée à l'USCIS, grâce au formulaire I 130. Cela correspond à un visa d'immigration pour prétendre à un statut de résident permanent.Durée moyenne de la réponse : 5 mois maximum.
J'attends actuellement la réponse du California Service Center pour cette demande, et qu'elle soit ensuite transmise au National Visa Center. Durée de cette étape : 83 jours minimum. Et ensuite, le dossier sera transmis aux services consulaires américains de Paris, pour une interview et une visite médicale.Durée de cette étape : un mois + sept à dix jours pour recevoir le visa par Chronopost.

- une deuxième demande a été adressée elle aussi à l'USCIS, grâce au formulaire I 129. Cela correspond à un visa de non immigration, qui ne me permettra pas de travailler immédiatement en entrant sur le territoire américain, et je devrais passer in fine une visite médicale et une interview pour ensuite avoir le droit de demander le statut de résident permanent. Cette étape ne requiert pas de passer par le National Visa Center, et se veut plus courte que la première demande. Le dossier devrait être transmis directement aux services consulaires de Paris, et là ce devrait être l'affaire de quelques semaines.

Concrètement, la deuxième demande ne peut être déposée qu'après enregistrement de la première. La grande question actuelle est : les délais annoncés normalement plus courts pour cette deuxième demande le sont-ils réellement ? La date butoir correspond-elle pour chaque dossier à la date du récépissé reçu ?
Tant de questions me taraudent encore...

Trois mois se sont écoulés depuis le départ de Logan, et je suis toujours là. On parle maintenant de son éventuelle venue pour Noël si rien ne bougeait. Le 7 Novembre, les 5 mois du California Service Center seront écoulés pour la demande du I 130.
Mais qu'est-ce-qui nous garantit que les délais soient respectés ????!

jeudi 14 octobre 2010

Et si les élus intervenaient en notre faveur ??!


Aux Etats-Unis, si tu connais quelqu'un,qui connaît quelqu'un, qui connaît quelqu'un, qui connaît quelqu'un qui bosse pour l'immigration, alors peut-être que tu as, éventuellement, une chance de pouvoir ne pas être séparé de ton mari/ta femme pendant de longs mois. C'est une véritable chance, voire un privilège, de pouvoir faire intervenir quelqu'un.
Et si tu ne connais personne ?
Théoriquement : tu te grattes.
En pratique : tu écris au député de ton état pour qu'il fasse un geste en ta faveur, ou en tout cas tu espères qu'il le fasse après que tu aies filé 50 dollars pour sa campagne électorale.
Regain d'espoir ? Pas vraiment, mais ce serait super si cela marchait !!!!

lundi 4 octobre 2010

Orthophoniste...en exercice !!!


Celui qui croit que l'avenir est écrit par avance a tout faux. En tout cas, celui qui croit pouvoir le prévoir a encore plus faux. Je ne pensais pas pouvoir travailler avant de partir, et donc ne pas connaître dans le proche avenir l'exercice orthophonique en France.
J'avais tort : je débute un remplacement maladie dès demain. Une collègue du coin a été hospitalisée en urgence la semaine passée, et je me suis proposée pour la remplacer. Je plonge à pieds joints dans la réalité professionnelle !
Aujourd'hui j'ai effectué les démarches administratives obligatoires (DDASS ou ARS pour ceux qui se tiennent au courant, Sécu, URSSAF, et assurance professionnelle).
Je vais faire de mon mieux, pour les patients, et surtout pour aider ma collègue hospitalisée. Dans l'immédiat, je me suis engagée pour tout le mois d'octobre. Pour la suite, l'on avisera au moment voulu.
Ce qui ne m'empêche pas de penser à ce grrrrrmblll de visa qui n'arrive toujours pas.
Mais pour l'heure, toutes mes meilleures pensées vont en direction de celle que je remplace : je lui souhaite de tout coeur le plus prompt rétablissement et assez de courage pour se battre contre une saleté de maladie.

lundi 27 septembre 2010

Rien à l'horizon...


Rien à l'horizon du visa, et j'accumule les moments d'attente frustrante qui alternent avec ceux de désespoir profond. Non pas que cela justifie une complaisance dans la déprime, mais parfois il est réellement très dur de ne pas savoir quand je vais partir. Lewisburg, Pennsylvanie centrale : promis, j'arrive bientôt. Même s'il y a de bons moments -les vacances en Espagne, ou encore les instants partagés en famille-, l'inquiétude grandit à mesure que les semaines passent. Vais-je rater Thanksgiving cette année ? Vais-je aller fêter ce super mariage à la mode de la Nouvelle-Orléans ? Vais-je rester ici pour Noël ? Peut-on rancir de désespoir ? (ou même moisir en restant ici ?)
Je n'ai malheureusement de réponse à aucune de ces questions, et je suis sans cesse taraudée par l'impatience. Aujourd'hui un petit garçon en soutien scolaire m'a dit que "l'anglais c'est de la merde, ils sont tous cons ces anglais, d'ailleurs moi je préfèrerais apprendre l'espagnol car j'aime bien le Real Madrid". Ben me v'là bien avancée avec ça : je suis mariée avec un con et je parle (ou j'essaie de parler) une langue de merde. Et dire que j'étais si fière de parler un peu mieux la langue de Shakespeare et d'Hemingway. Mieux vaut en rire, et ça au moins ça ne me fait pas pleurer.

lundi 20 septembre 2010

Impatience grandissante !

Rien de neuf. Ou plutôt si, la nouveauté est une impatience qui grandit de jour en jour. L'attente est looooongue et interminable. Pourquoi est-ce si long ? Pourquoi les américains, qui pourtant vivent dans un pays où les choses sont moins bordéliques que la France, prévoient-ils des délais si longs pour l'obtention d'un visa ? Serait-ce possible qu'enfin l'on ait des nouvelles ? Parfois j'ai juste envie que tout se débloque et que finalement je puisse prévoir mon départ, que j'achète mon billet d'avion, et que je sois aux côtés de mon homme (qui commence actuellement une nouvelles vie sans moi). Et si on perdait l'habitude de vivre ensemble ? Si l'on était plus capable de se réhabituer l'un à l'autre ? Je sais que je me pose trop de questions, mais l'impatience est à la mesure de ma prise de tête actuelle. Heureusement il y a l'aide en devoirs en ZEP qui m'occupent pas mal. Le bénévolat est la meilleure alternative à l'acceptation d'un contrat qui ne me permettrait pas de partir en temps voulu. Il y a aussi un petit voyage en Espagne prévu à partir de demain, qui devrait sans doute me changer les idées et m'aérer l'esprit. Je veux partir !!!!

jeudi 2 septembre 2010

Quelques infos


J'ai reçu hier quelques infos de l'avocat que Logan a consulté pour nous en ce qui concerne l'immigration. Il a précisé que maintenant, après le dépôt des deux visa (K3 et I130) il n'y a plus rien à faire sinon attendre. Attendre, encore et toujours, est le maître mot à partir de maintenant. On dit bien que "Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage", et c'est certainement le cas. J'entre en fait dans une période où je supporte mieux cette attente. Certes j'attends plus que tout mon départ, mais j'essaie aussi de m'occuper le plus possible d'ici là. Et puis, internet me fournit toujours plus d'informations sur la profession d'orthophoniste aux Usa, sur la procédure de visa, et sur la vie des expatriés français là-bas. Internet qui est quand même l'une des meilleures inventions récentes...communiquer, envoyer et recevoir des mails, s'informer...je ne fais que ça !!! L'avocat a précisé et confirmé que je ne PEUX pas partir lorsque je suis en attente de visa, que je renonce implicitement à mon droit de touriste lorsque je postule. Du coup, je ne peux même pas dire "et si je faisais un aller-retour de deux ou trois semaines pour voir mon homme ?" Non non, je risquerais non seulement d'être refoulée à la frontière, mais aussi de foutre en l'air la procédure de visa en cours, et de prolonger encore mon séjour ici. Quelle bonne blague, n'avoir pas le droit d'être avec son mari pour cause de lois d'immigration de merde...

mercredi 25 août 2010

Visa : épisode 3


Après mes multiples lamentations récentes sur le manque d'information concernant l'avancée de la procédure de visa, j'ai enfin aujourd'hui ce qui semble un petit élément à me mettre sous la dent. Attention quand je dis "petit", il faudrait plutôt formuler ça comme quelque chose d"insignifiant", voire même de "rabougri sans aucune importance" !
D'après le site internent de l'immigration, il y a eu "une activité" sur notre dossier. Quand à savoir quoi, il ne faut pas trop pousser quand même : aucun détail supplémentaire n'est mentionné. Néanmoins, à défaut de mieux j'essaie de m'en contenter et je reprends un peu espoir.
Serait-ce possible que la suite du processus soit pour bientôt ???
Je croise les doigts, et, pour plus de prudence, les orteils également.

samedi 21 août 2010

Entre désinformation et contradictions...


C'est véritablement très dur d'être en attente de visa sans savoir quand on va pouvoir partir. Aujourd'hui a été une journée difficile, entre doutes et hésitations : le site internet de l'ambassade américaine à Paris donne certaines informations rassurantes, ou son contraire. Aucunes certitudes auxquelles se raccrocher, je suis vraiment désespérée d'avoir de quelconques nouvelles. Au moins, j'ai obtenu quelques détails sur ce qui m'attend. Je devrais raisonnablement avoir quelques papiers administratifs à renvoyer à Paris pour obtenir une interview. Cette interview sera couplée à un examen médical (des fois que j'aie la galle ou la peste, il vaut mieux vérifier), et j'aurai un certain nombre d'autres documents à fournir (mais non je n'ai tué personne, mon casier judiciaire est aussi vide que ma boite à optimisme ces jours-ci). J'ai la très nette impression que je vais rater toutes les bonnes choses qui se profilent à l'horizon américain à partir du mois d'octobre : deux mariages (Connecticut et Nouvelle-Orléans), un colloque à Pittsburg, le concert de Phoenix à Philadelphie, et bien d'autres choses encore. Un jour j'écrirai un livre qui s'intitulera : "Etats-Unis ou l'enfer de l'immigration", et je vous promets que ce sera un roman noir où l'héroïne tue tout le monde à la fin avec des tas d'ustensiles coupants très dangereux.
Enfin bon blague à part je veux partir !!!!

dimanche 15 août 2010

Skype : l'outil indispensable.


Quand on projette de déménager à l'étranger, et a fortiori assez loin de sa famille, Skype se révèle être un outil pour le moins indispensable. Non pas que le bon vieux téléphone filaire soit à mettre au rebut, mais la frustration de ne pas voir les gens qu'on aime crée une sorte d'attirance maladive pour la webcam.
De plus, non contente de vivre une magnifique histoire d'amour épistolaire, bien que passagère, je commence à sentir une réelle lassitude à attendre de pouvoir partir rejoindre mon homme.
Hier soir j'ai donc "skypé" avec Logan : j'ai eu pour la première fois l'occasion de voir notre appartement, les quelques meubles qui s'y trouvent, et constater qu'un tel lieu ne peut vivre longtemps en mon absence, sans tartes tatins et sans une touche féminine. Il se débrouille très bien sans moi, mais j'aimerais tellement être à ses côtés !
J'ai donc maintenant d'autant plus hâte de partir, je ne peux que me projeter dans une vie là-bas !!!
Sésame, ouvre-toi ! (Visa : ramène toi !!!)

mercredi 11 août 2010

Une bonne raison de rester encore un peu !


Ca y est ! Je suis tata d'un petit Olivier qui est né hier. Moi qui me lamentait de ne pas avoir le visa pour partir, je suis très contente d'être encore là pour découvrir son petit minois ! C'est finalement une bonne chose que d'être prêt de sa famille pour ce genre de moment. Le suspense est encore à son comble, car l'événement est tout frais, et je ne sais pas encore quand j'aurai l'occasion de féliciter ma grande soeur.

samedi 31 juillet 2010

Jurassienne, again !!!


J'ai officiellement posé mes valises chez mes parents dans le Jura. Difficile de ré-intégrer ma chambre d'enfant comme mon lieu de vie jusqu'à l'obtention du visa ! Il n'y a pas assez de place pour y mettre tout mon bazar, et mis à part le piano qui me lorgne en coin, je suis assez triste d'être ici alors que Logan part mardi. Heureusement, de petites vacances m'attendent : Allemagne du Nord (Lübeck, Rostock...), puis Jura de nouveau avec la famille et les amis. C'est encore une étape de franchie vers la vie américaine, même si dans l'immédiat j'ai l'impression de revenir à la case départ. Mais c'est aussi un "retour aux sources", qui se doit d'être un petit temps de transition où je profite de voir les gens que j'aime ici en France. La question à 10 000 dollars, c'est quand-est-ce-que je vais obtenir ce p*t**n de visa ????!

samedi 24 juillet 2010

La fin d'une époque


Certains cartons sont partis aujourd'hui.Notre appartement est vidé progressivement, jusqu'au jour fatidique de l'état des lieux où nous rendrons les clés pour voguer vers d'autres horizons. Où donc ? Dans le Jura pour l'instant, le visa se faisant encore attendre. L'idée de déménager n'est certes pas très agréable, mais elle est surtout doublée d'un sentiment de regret : ces quelques derniers jours à Lyon marquent la fin d'une époque. Une page se tourne, avant que d'autres, plus internationales cette-fois, ne s'écrivent. Le mot d'ordre est PRO-FI-TER au maximum de cette ville et du temps passé ici. Il ne faut pas regarder en arrière mais se projeter dans l'avenir. De très belles choses nous attendent, et je ne parle pas que du visa !

vendredi 16 juillet 2010

Espoir ou Désespoir ?

Hier enfin un petit signe de vie de l'immigration. Le récépissé du visa "fiancé-regroupement familial" est arrivé. Est-ce que cela me donne de l'espoir ? Pas vraiment. Est-ce que j'aimerais que toute cette procédure s'accélère ? Assurément. Je trouve vraiment difficile de devoir patienter encore et encore sans aucune certitude de temps : quand vais-je enfin recevoir ce grrrmbl de visa ? A vrai dire que je recoive le visa fiancé ou le visa de permanent resident, je partirai dès que possible. La seule différence est qu'ensuite je doive demander ma carte verte sur le sol américain si je pars avec le visa fiancé. Sinon, j'ai automatiquement le droit à la green card si je pars avec le visa de permanent resident. Certains jours sont plus difficiles que d'autres : encore récemment j'ai été très démoralisée à l'idée d'attendre ad vitam eaternam ce fichu papier. Et parfois, je suis plutôt enthousiaste malgré cette attente : dénénager aux Etats-Unis, n'est-ce pas énorme ????

lundi 5 juillet 2010

CCO en poche

J'ai été, comme prévu, diplômée jeudi dernier. Ma soutenance de mémoire s'est très bien passée, j'ai même obtenu la "mention honorable" (en gros l'équivalent de la mention Bien).Le Certificat de Capacité en Orthophonie (CCO) m'a enfin été décerné. Je ne réalise pas vraiment mon nouveau rôle d'orthophoniste, car contrairement à la plupart de mes collèges de promo, je ne travaillerai pas encore en tant que tel. Le déclic se fera sans doute face à mon premier patient. La prochaine étape sur le plan professionnel : obtenir le plus d'informations possible sur le master en Communication Sciences and Disorders. Il est difficile d'établir des projets sans connaître les possibilités qui existent. Rien de neuf du côté du visa, mais je peux encore rester sans nouvelles pendant plusieurs mois.

jeudi 1 juillet 2010

Soutenance...encore un pas vers le départ !

Aujourd'hui se déroule ma soutenance de mémoire, qui clôt mes quatre ans d'études d'orthophonie. Dans la foulée est prévue la remise de diplôme, cet instant que j'ai tant attendu !!! Que dire de cette journée ? Si le stress est au rendez-vous, il n'empêche que je suis à la fois heureuse et soulagée que la fin de mon cursus universitaire arrive enfin. En tout cas pour le moment, car ensuite il va falloir que je fasse évaluer ce diplôme aux Etats-Unis, et j'espère que j'aurai le droit d'exercer... Dans le cas contraire, aujourd'hui ne serait pas le vrai dernier jour de ma vie étudiante, loin s'en faut : refaire un master d'orthophonie complet ne m'enchanterait guère. Croisons les doigts, tout va bien se passer. Enfin j'espère.

mardi 22 juin 2010

Logement et voiture : ok

Après avoir acheté une voiture vendredi dernier, Logan a également trouvé un appartement à louer pour le mois d'Août. C'est le début d'une nouvelle vie, je commence déjà à me projeter dans ce lieu que je n'ai même pas vu ! L'appartement est situé en plein centre ville et il sera facile de se déplacer souvent à pied. Il n'est pas véritablement intéressant de louer à Lewisburg, étant donné les prix bas du marché immobilier. Sans doute que dans quelques années nous nous empresserons d'acheter une maison. Les maisons de la région sont souvent de style victorien et en bois peint, de petites merveilles construites au XIXème, et je rêve d'en avoir une comme ça.

dimanche 20 juin 2010

Un pas de plus vers la vie américaine


J'ai emballé mon matériel orthophonique, qui sera en pension chez mes parents jusqu'à ce que j'en ai besoin. Probablement pas dans l'immédiat, peut-être même jamais à vrai dire... La sensation de "mise au placard" de toutes ces choses accumulées depuis quatre ans me laisse un goût amer, c'est vraiment une situation qui me déchire : d'un côté je pense à tous ces projets qui s'envolent, et de l'autre j'imagine tous ceux qu'il va falloir construire. Pas évident de se projeter dans une vie professionnelle en anglais en tant qu'orthophoniste, moi qui jusqu'à récemment parlait plutôt anglais comme une vache espagnole. Mais laisser des choses derrière soi ne signifie pas forcément renoncer et aller vers une situation moins épanouissante : la nouveauté bien que synonyme d'incertitude est aussi gage de découvertes et d'enrichissement personnel.

mercredi 16 juin 2010

Récépissé : reçu.


Tout est dans le titre...le récépissé de la demande de visa est enfin arrivé ! Logan part demain aux Etats-Unis pour acheter une voiture et nous chercher un appartement. Et du coup, il s'occupera du dossier de regroupement familial directement depuis là-bas (on économise le temps d'acheminement du courrier depuis la France). M'enfin paraît-il que le délai moyen après avoir reçu le sacro-saint récépissé est de 4 mois. Ce qui nous amènerait en Octobre... Pour l'instant : l'unique but est ma soutenance le 1er Juillet, puis des vacances bien méritées.

mercredi 9 juin 2010

Un petit espoir ?

Hier le chèque payé au centre d'immigration (355 Dollars) a été débité...ce qui signifie ni plus ni moins que le dossier a été accepté et qu'il est maintenant en instance de traitement. Du coup j'imagine que l'on va recevoir prochainement le "récépissé de dépôt" du dossier,qui nous permettra de faire une demande de regroupement familial. Enfin ce sont de bonnes nouvelles ! Je bouillais d'attendre une avancée de la situation, qui commence à devenir pesante. Néanmoins le diplôme d'orthophoniste se profile à l'horizon, et j'ai hâte d'arriver à ma soutenance de mémoire le 1er Juillet. Les examens et les stages sont validés, et hormis ce petit article de synthèse à rédiger d'ici le 24 Juin...je suis libre !!! J'ai finalement contacté il y a trois semaines l'orthophoniste du Jura pour le remplacement en congé maternité, mais elle venait juste de trouver une remplaçante. Tant pis, c'était la seule annonce pour un contrat de très court terme. Je mise tout sur le visa maintenant, car je n'ai pas du tout envie de moisir ici.

mercredi 19 mai 2010

Visa pour les Etats-Unis : épisode 2

Au bout du compte, je crois que j'aurais préféré ne pas avoir de nouvelles du processus d'immigration, si celles-ci sont mauvaises. Rien de très alarmant...mais il semble que l'on ait omis de signer l'un des documents envoyés et que nous soyions du coup, toujours à la case départ. La situation est d'autant plus complexe que cette information a été envoyée chez mes beaux-parents, qui sont en France pour l'instant, et pour un mois encore. C'est donc une amie, chargée de relever le courrier là-bas, qui nous a fait part de cette nouvelle. Mais pourquoi leur envoyer le dossier ? Et bien tout simplement car il nous fallait indiquer une adresse sur le territoire américain,et qu'actuellement nous habitons toujours en France... J'ai donc contacté l'orthophoniste qui part en congé maternité dans le Jura, histoire de ne pas passer à côté de cette occasion de travailler si je suis coincée ici encore un certain temps.

dimanche 16 mai 2010

Recluse chez mes parents ad vitam aeternam ?

Aucunes nouvelles de l'immigration. J'ai bien peur de devoir rester en France un certain temps. A vrai dire ce qui m'effraie le plus c'est de revenir chez mes parents plusieurs mois avant de pouvoir partir. Et aussi de ne pas accepter de poste pour le cas où je reçoive le visa à la dernière minute. Que faire ? Rester chez mes parents sans plan B et m'ennuyer et être prête à partir à tout moment ? Ou accepter un remplacement de congé maternité chez une orthophoniste du Jura et m'engager pour une durée déterminée pendant laquelle je ne peux plus partir ? J'ai trouvé une annonce aujourd'hui qui offre un remplacement de début Juillet au 1er Novembre. Visiblement ils n'ont trouvé personne à ce jour et cela me tente un peu. Mais il est trop tôt pour s'engager, tant que je n'en sais pas plus sur cette histoire d'immigration. A cela s'ajoute un peu de découragement : si mon mari part début Août, et que je suis bloquée en France jusqu'en Novembre, cela change tous mes plans pour les fêtes de Noël et il va me manquer horriblement.

jeudi 13 mai 2010

Visa pour les Etats-Unis : épisode 1

Jura
Et voilà ! J'ai reçu aujourd'hui le récépissé d'envoi de recommandé international, preuve du dépôt de mon dossier de demande de visa à Chicago. Jusqu'à présent, tout se présente plutôt bien, avec néanmoins une inconnue de taille : les délais pour recevoir ce visa. Combien de temps cela va-t-il prendre ? Mystère. Les autorités américaines précisent qu'il faut "de deux à neuf mois" de délai pour obtenir le sacro-saint papier. On est au mois de mai : pas sûr que je puisse partir début Août. Et quand bien même, j'imagine très bien le prix des billets d'avion achetés à la dernière minute en pleine période de vacances d'été... Que de chemin parcouru depuis les premiers projets l'an passé, de "peut-être" partir un jour aux Etats-Unis si l'occasion se présente ! Que d'hésitations et de pas en arrière, d'espoirs et d'excitation : s'expatrier n'était pas exactement mon but premier, et s'il avait fallut choisir une destination, cela n'aurait sans nul doute pas été les Etats-Unis, loin s'en faut. Mais le choix s'est imposé de lui même. Il existe un moment où la vie privée l'emporte sur le reste, et la promesse d'un bonheur à deux renforce vaillamment les projets professionnels les plus audacieux. Pour l'heure, j'ai mon nouveau passeport, preuve de mon nouveau statut de femme mariée, qui, je dois bien l'avouer, me file un sacré coup de vieux.