dimanche 12 mai 2019

Un weekend suspendu


L'arrivée de mes beaux-parents, quasiment fraichement débarqués d'Australie via le Michigan, aura été appréciée à sa juste valeur cette semaine. J'ai de nouveau été immobilisée pour cause de problèmes de dos très handicapants, et il a fallu un grand renfort d'anti-inflammatoires stéroïdiens pour recommencer à pouvoir bouger. De fait, j'ai été en repos forcé pendant deux jours, mais j'ai repris bon gré mal gré le chemin du travail dès que j'ai pu me déplacer sans hurler. Il me faudrait idéalement voir un ostéopathe, mais ici, les ostéopathes sont des médecins qui prescrivent des médicaments, et qui ne font aucune manipulation. J'ai abandonné l'idée du chiropracteur -peu efficace et onéreux- et j'ai planifié un rendez-vous chez un massage thérapeute. Pour ce faire, il me faudra attendre jeudi, et survivre à une semaine au travail plutôt chargée. La fin de l'année scolaire approche, et je dois terminer mes dernières evaluations, therapy sessions et me pencher sur ma paperasse du mois de Juin. C'est donc une dernière ligne droite qui m'attend, et j'espère que mes vertèbres tiendront le choc. Malgré le manque de mobilité, Logan et moi sommes partis hier pour une escapade de vingt-quatre heures à Lauderdale-by-the-Sea, juste au nord de Miami. Un peu de plage, de piscine, et quelques restaurants plus tard, nous sommes de retour à la maison pour célébrer mother's day avec mes beaux-parents. Mimi et Grandpa se sont chargés du petit loulou en notre absence, et je dois dire qu'une pause dans notre rôle parental est très apprécié lorsque l'on vit loin de toute sa famille. Amaury a été relativement charmant, et j'espère que  son amabilité va se poursuivre cette semaine. Demain, l'école le fait passer dans le groupe des plus grands (avec les 4 ans) et l'on espère que cela va améliorer un peu son comportement d'adolescent courroucé. Il sera donc (de loin) le plus jeune de sa classe, mais cela devrait lui convenir, en tout cas pour les quelques semaines restantes avant notre retour en France. D'ici là, profitons un maximum de toute activité au frais. L'été est arrivé, chaud, humide et collant, et les bords de mer sont tout particulièrement agréables pour profiter d'un petit vent marin rafraichissant...


samedi 4 mai 2019

May the 4th be with you


Non, je ne suis pas une fan invétérée des films de Star Wars. A vrai dire, et avec honte, je peux affirmer publiquement n'avoir jamais même vu un seul volet de la série (j'entends déjà sonner le clairon de la surprise et de la grande désapprobation : comment est-ce possible ?) Et pourtant, les personnages sont bien connus du grand public, et je me tiens au courant, histoire de pouvoir en discuter avec mes petits patients qui eux, bien évidemment, en sont totalement mordus. Il y a quelques jours, Peter Mayhew, l'acteur qui jouait le rôle de Chewbacca, est décédé. Depuis, les médias n'ont cesse de rediffuser des interviews et des extraits de films. Et le timing se montre relativement opportun. Aujourd'hui, 4 Mai, est la journée officielle de la guerre des étoiles. May the fourth (be with you), pour ceux qui se demandent encore le pourquoi du comment. L'an dernier, mes élèves étaient tous déguisés en personnages clés de la fameuse saga Skywalker. Le crossing-guard était lui-même déguisé pour l'occasion, et ce d'une façon relativement convaincante. Cette année, le 4 Mai tombe un samedi ; il n'y a donc pas de journée spéciale à l'école. En parlant de ça, la fin de l'année scolaire s'approche petit à petit, et les cours se terminent dans environ un mois. J'avoue que je suis partagée entre le soulagement que cette année chargée ne s'achève bientôt, la tristesse de quitter mes fabuleux collègues, et l'idée qu'il va bientôt falloir empaqueter et ranger la maison pour nos locataires. C'est un sentiment teinté d'une note bittersweet, mais relativement joyeux dans le fond. Bientôt, je vais retrouver mon cher Jura, mes amis, ma famille -et surtout- des fromages dignes de ce nom (mais si bien sûr, j'en rêve la nuit !). Si ça ce n'est pas une bonne raison de se réjouir... D'ici là, que la force soit avec vous. 

jeudi 2 mai 2019

Living with a threenager


J'avais écrit il y a quelques temps un petit article sur la crise des terrible twos (à relire ici) qui avait soulevé une vague de messages compatissants. Nombre de mamans m'avaient bien sûr réconfortée en me promettant que mon fils, devenu graduellement mi-ange mi-démon, serait bientôt un grand garçon autonome au comportement diplomate, poli et agréable. Mais c'était sans compter sur l'énergie débordante et l'esprit buté de mon rejeton, qui s'est petit-à-petit et insidieusement transformé en un adolescent ingrat et insolent. Les années des terrible twos sont donc progressivement devenues celles des terribles threes. Mon threenager alterne les discours où il refuse toute activité, toute nourriture, toute proposition, et où il joue les petits rois aux commandes de toute la maisonnée. Terminé l'efficacité de mes techniques magiques de Maman, mon fils est passé maitre en l'art de la négociation. Pire, il peut berner ses parents à l'usure, se montrant pugnace, borné, têtu et légèrement rancunier. Outre les questions répétitives, récurrentes, et redondantes à tout bout de champ, il est capable de pleurer sur commande, ou de surjouer une pâle imitation de pleurs plutôt crédibles et relativement convaincants. A l'école, c'est encore pire. Il fait tourner les adultes en bourrique et mène les autres enfants à la baguette. C'est un vrai petit dictateur qui n'apprécie pas trop les enfants du même âge et tolère volontiers les plus grands. Et j'observe que les parents de notre entourage sont divisés : d'un côté les connaisseurs, compatissants, qui sont bien sûr passés par la crise des trois ans, et qui m'assurent que cela n'est pas fini et peut durer jusqu'à l'âge de cinq ou six ans (vite, une corde pour me pendre dès à présent). De l'autre, on retrouve les chanceux, les épargnés de ces crises, et les moralisateurs, aux enfants sages et bien élevés qui ne crient jamais, ne tapent pas, et ne disent jamais non. Cette deuxième catégorie de parents juge également qu'il est bien ironique que d'avoir une maman qui gère très bien ses petits patients aux comportements plus ou moins difficiles, et, qui se retrouve dans le même temps avec son propre enfant qui la mène par le bout du nez. Et ce à grand renfort de cris, de jérémiades, de chouinements, et de négociations infinies. Mon fils est un véritable adolescent, qui claque les portes, qui crie sur ses parents, qui trouve que tout est "nul" ou "pas bon". Il faut négocier pour qu'il se couche, lui qui avait l'habitude de s'endormir en moins de dix secondes. Il faut négocier le lavage des mains, celui des dents, ainsi le rangement des milliers de jouets qui sont quotidiennement éparpillés dans le salon, et bien entendu il faut écouter les doléances de ses maitresses à l'école. Dans tout ça, il faut se souvenir d'un bel adage qui stipule -non sans fondement- que l'on a les enfants que l'on mérite. Si c'est vrai, ça doit donc être totalement mérité et justifié. Il faut dire que j'ai dû sacrément en faire baver à mes parents, à l'époque, pour atterrir aujourd'hui avec mon dragon de trois ans...



dimanche 21 avril 2019

Les jardins de Pinecrest


Qui dit climat chaud et humide dit plantes à foison. La Floride du Sud est propice à la pousse rapide de bon nombre d'espèces végétales. Beaucoup de parcs autour de Miami possèdent des plantes rares  et/ou venues de loin, qui apprécient tout particulièrement la météo locale. Mon jardin préféré est celui de Pinecrest. Ancienne jungle aux perroquets, rachetée par la commune de Pinecrest pour la transformer en jardin botanique, les lieux sont particulièrement enchanteurs. Des grands figuiers des banians, venus tout droit d'Inde, aux sous-bois tropicaux entourés de canaux et de cascades d'eau fraîches, le parc contient aussi des aires de jeux, un parc d'arrosage et de jeux pour les enfants et un petit zoo minimaliste où les bambins peuvent caresser, au choix, des moutons, des cochons et des chèvres. Les fleurs y sont en pleine floraison en ce moment,  et il est aussi possible d'y nourrir les poissons et tortues. C'est un parc relativement méconnu des guides touristiques, et qui pourtant vaut le détour. Alors si vous passez par Miami, n'hésitez-pas à y faire un petit saut !




A consulter : https://www.pinecrestgardens.org Entrée à 5$, enfants de moins de trois ans gratuits. 

jeudi 4 avril 2019

April showers


La journée n’a pas particulièrement bien commencé. La pluie s’est abattue de toutes ses forces sur Miami, détrempant tout sur son passage, et plongeant la région sous une épaisse couche de nuages noirs. Il n’a pas vraiment plu comme “chiens et chats”, et certainement bien plus que « vache qui pisse », et en tout cas la matinée débutait fort mal. J’ai déposé Amaury à la crèche à toute vitesse, espérant faire fi des gouttes, inquiète de le voir trempé en un instant. Lui, sous son blouson de pluie, dans les bras de sa mère qui courrait comme une dératée, a été épargné. Moi en revanche, de mon côté, j’ai essuyé tous les plâtres de l’orage, et je me suis retrouvée trempée jusqu’à l’os. J’ai découvert par exemple avec effroi que mon maquillage n’est pas totalement waterproof, et que ma veste est loin de pouvoir arrêter les gouttes. J’ai donc dû repasser en catastrophe à la maison pour me changer, sous-vêtements y compris, avant de repartir le plus vite possible. Je suis finalement arrivée sur le parking de mon école juste à temps pour me saisir de la dernière place de parking. À la suite de quoi, mon parapluie s’est cassé, j’ai manqué d’éborgner le principal avec le coin de l’objet en question, et j’ai renversé mon thé sur mon bureau en y déposant mes affaires. Je croise donc les doigts pour que la succession de mauvaises expériences de la journée ne cessent sur le champ, et que le soleil revienne sur notre belle Floride. Avril est un mois très humide et pluvieux ici. Les averses sont de mises, elles sont journalières et particulièrement intenses. Je vais donc me procurer de ce pas un nouveau parapluie, un ciré, des bottes, et réfléchir à deux fois à la prochaine tentation d’arroser le jardin. Il y a eu en effet qu’une seule clampine dans tout le quartier, qui, hier soir, qui a bien pris le temps d'arroser soigneusement toutes ses fleurs, juste au cas où...

lundi 25 mars 2019

Lyon


La vie d'expatriée est faite de distance, de fuseaux horaires, de bagages, de voyages et d'accoutumance relative à l'éloignement familial. Ce jusqu'à ce que le destin ne s'en mêle et n'oriente nos projets de vie d'une façon un peu plus française. Cet été, nous prenons officiellement la direction de Lyon ! Logan va être chercheur invité au Collegium et nous aurons donc la possibilité de revenir à notre vie sur le vieux continent. A nos yeux, Lyon est bien plus qu'une très belle ville. C'est la ville où nous nous sommes rencontrés, où nous avons pris notre premier appartement (pas moins de 6 déménagements depuis !), et où nous nous sommes mariés. C'est donc un véritable retour aux sources qui nous attend. Je ne rêve depuis cette grande nouvelle que de flâner dans le vieux Lyon, d'arpenter les pentes de la Croix-Rousse, de monter à petites foulées à Fourvière, d'errer sur les quais de Saône, de s'aventurer jusqu'à Bellecour et de finir par un bon repas dans un véritable bouchon. Un saucisson brioché, une salade lyonnaise (et son oeuf poché se répandant sur de véritables lardons grillés), et une part de tarte aux pralines plus tard, il serait alors temps de s'arrêter acheter un gros sac de pognes pour la route, et de poursuivre la promenade par des coins tout aussi charmants. J'irais voir le nouveau quartier de la confluence, qui n'était qu'à l'état d'ébauche à notre époque lyonnaise, et je testerais les nouvelles lignes de tramway. Je pousserais jusqu'à Grange Blanche, histoire de faire un petit coucou à mon ancienne université, et je remonterais la rue du Professeur Florence où j'ai habité trois ans. De là,  je marcherais jusqu'à la Guillotière, quartier plus populaire et plus diversifié, et j'essaierais de retrouver la porte de l'"Auberge Espagnole", Place Péri, où mon homme a vécu dans un multilinguisme franco-anglo-italien, bercé d'un soupçon de langue française des signes et d'une bonne dose de franche camaraderie. De là, j'irais saluer les girafes du Parc de la Tête d'Or, le tout en empruntant les quais piétons, et je finirais par un verre en fin de journée sur l'une des nombreuses péniches sur le Rhône. Et tandis que je pense à Lyon, je pense aussi à ce que nous allons faire de la maison en Floride, de nos meubles, et de ce que l'on va pouvoir emporter dans nos bagages. Et bizarrement, cette fois-ci me semble plus facile. Après de nombreux allers-retours entre les Etats-Unis et le vieux continent, je sais qu'il est difficile mais tout à fait possible que de faire tenir sa vie dans deux fois vingt-trois kilos de valises...



vendredi 22 mars 2019

Spring has sprung


Le printemps est arrivé, le soleil est au rendez-vous, et le spring break commence ce soir. Autant de bonnes raisons de se réjouir, car une petite pause dans la monotonie et l’enchaînement des séances de rééducation, les réunions et la paperasse, s’avère la bienvenue. J’ai une semaine bien chargée qui m’attend, entre les rendez-vous médicaux des uns et des autres (kiné pour moi, médecine du sport, première visite chez le dentiste pour Amaury), la préparation de sa fête d’anniversaire le week-end prochain (quand son père sera finalement dans les parages après un mois intensif de voyages professionnels ), et d’autres projets nettement plus exciting comme du jardinage, des mini-grasses matinées (jusqu’à sept heures, n'oublions pas que j'ai un rejeton de trois ans), de la pâtisserie, et un peu de farniente bien mérité. Le temps a décidé d’être particulièrement agréable, avec des températures un peu fraîches mais ensoleillées (entendons-nous bien, la notion de fraîcheur est toute relative à Miami qui connaît un climat subtropical !). C’est aussi la saison des goyaves, et pour la première fois cette année j’ai réussi à en trouver qui soient juteuses, sucrées, et qui embaument la cuisine et le reste du salon par leur simple odeur. Les goyaves sont une véritable madeleine de Proust pour moi : elles me rappelleront toujours les goyaves mangées en Guadeloupe pendant mon enfance, une sorte de fruit miraculeux à mi-chemin entre la fraise et la poire, qui est resté très longtemps mon fruit préféré même si je n’en ai réellement pas mangé pendant au moins vingt ans. Amaury a fêté son anniversaire à la crèche hier, et ce presque en grandes pompes. Un pizza lunch et des cupcakes maison étaient de la partie, et j’ai récupéré le soir un petit Loulou surexcité qui n’avait pas fait la sieste et qui était bien impatient d’ouvrir son cadeau. Aujourd’hui du coup c’est à mon tour que de vieillir d’un an, et je bénis les activités spéciales qui se déroulent à mon école et qui me donnent du répit dans mon planning. Entre les absents, nombreux à la veille des congés scolaires, les excursions et le pep rally qui s’étale sur toute la journée, le rythme est beaucoup plus lent. D’ailleurs en parlant de mon âge, qu’on se le dise. Je suis restée bloquée à 29 ans. Depuis un petit moment déjà. Et je compte bien y rester ancrée quelques années, avant bien entendu de rester bloquée à 39 ans...




mercredi 13 mars 2019

Miami Seaquarium

Flipper le dauphin (le vrai) et ses congénères de captivité 
Depuis bientôt trois ans que nous sommes à Miami, nous n’avions encore jamais eu l’occasion d’aller visiter le seaquarium. Profitant d’une entrée gratuite lors du week-end dernier, j’y ai emmené Amaury pour un petit saut de puce. Je me réjouissais d'une sortie maman-fiston, mais, j’ai été passablement déçue. Tout d’abord, le concept des animaux en captivité ne me sied pas tellement. Ensuite, les entrées sont beaucoup trop onéreuses pour la visite proposée (10$ de parking, 47.99$ l’entrée adulte et 37.99$ pour les enfants de 3 à 9 ans). La moitié du parc était fermée, et notamment celle de l’aire de jeux de pirates, dont Amaury se réjouissait tout particulièrement. Nous avons vu certes de nombreux animaux de près, mais le lieu faisait plus « attrape-touriste » que parc dédié au bien-être animal. Pourtant, en toute contradiction,  j’adore le zoo de Miami, où les animaux sont dans de grands espaces, et où l’on a vraiment l’impression qu’ils sont en liberté. Le seaquarium était juste un peu triste, avec des dauphins à qui l’on fait faire des tours et des acrobaties, et qui sont en permanence récompensés par des poissons à manger. Cabrioles contre nourriture, non vraiment, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Amaury a pourtant vu de près des lamantins (aussi gigantesques, inoffensifs, que menacés dans leur espace naturel), des phoques et autres lions de mers, des orques et des animaux qui ne vivent pas dans l’océan (de magnifiques perroquets notamment). Il n’en reste pas moins qu’Amaury n’a retenu de la visite qu’une seule sorte d’animal local : les fourmis rouges. Demandez-lui ce qu’il a vu au Miami Seaquarium, et il ne vous répondra pas qu'il a touché de ses propres mains des dauphins, des poissons de roche et des raies. Non, il vous dira très sérieusement qu'il y a vu de grosses fourmis. Comme quoi, l’intérêt des enfants est souvent porté sur des éléments inattendus...

Un lamantin

samedi 2 mars 2019

Homo homini lupus


Il serait bien trop long de détailler les dernières frasques de notre puppet president, mais l’heure est grave. J’ai dans mon école un petit élève porteur de handicaps dont les parents vivent illégalement aux États Unis. Lui, né ici, possède la nationalité américaine, mais pas sa mère. Elle est venue à pieds d’Amérique du Sud pour fuir la violence et la pauvreté de son pays d’origine. Depuis 13 ans, elle travaille, elle élève ses enfants et elle paye ses impôts comme tout un chacun. Pourtant, arrêtée par un banal contrôle de police, elle est maintenant sous le coup d’un arrêté d’expulsion. C’est là que le bât blesse : l’élève mineur a le droit de rester, mais sa mère doit partir. Aucune considération n'est faite de son handicap. Bientôt, et si rien n’est fait, cette maman de deux enfants va être renvoyée chez elle à des milliers de kilomètres, et mon petit élève va rester tout seul, dépossédé de sa famille, et placé dans un foyer ou dans une famille d’accueil, qui eux vont devoir gérer ses handicaps. Quelle humanité y-a-t-il à séparer les enfants des parents, juste sous prétexte de titre de séjour et de nationalité ? La société (et nos impôts accessoirement) vont devoir payer et subvenir aux besoin de cet enfant différent, alors même que sa maman s’en est très bien chargé jusqu’à présent. En France, la loi est très stricte, on met allègrement des migrantes enceintes dans des camps de rétention, on laisse couler des canots pneumatiques pleins d'être humains sur la Méditerranée, mais on ne peut pas (fort heureusement) séparer des parents de leurs enfants. C’est bien évidemment contraire à toutes les lois internationales qui établissent les droits des mineurs. L'homme est un véritable loup pour l'homme, et surtout aux Etats-Unis. Dans le même temps, Trump s'évertue  inlassablement à poursuivre ses aspirations de mur entre la frontière américaine et mexicaine. Comme si cet argent ne pouvait pas plutôt être investi dans quelque chose de véritablement utile (écoles, hôpitaux, maisons de retraite, routes, ponts, musées et autres infrastructures). Dans tous les cas, il est vraiment temps que cet affreux papi sénile rentre chez lui. L’heure de la retraite forcée a sonné. Trump doit être destitué. Et d’ici là, mon école se mobilise pour mon petit élève dont la mère est expulsable. J'ai écrit une lettre de soutien, et je suis prête à aller manifester s'il le faut. Et je croise les doigts pour qu’on l’autorise à rester et à régulariser sa situation...

mardi 26 février 2019

Le parc national des Everglades


Les visiteurs et touristes qui s’attardent un peu en Floride le savent bien. Le parc national des Everglades est un lieu incontournable à ne pas manquer. Troisième plus grand parc américain après Death Valley et Yellowstone, il est composé de marais, d’étendues d’eau plus ou moins profondes, et de forêts, et c'est aussi c’est l’un des enjeux nationaux de la préservation de la faune et de la flore sauvage. Trente-six espèces menacées et protégées s’y côtoient, notamment la panthère de Floride, le crocodile américain, et le lamantin. Et le symbole -de loin- le plus connu de ce parc est l’alligator. On en trouve à peu près partout, et il convient d’éviter soigneusement de faire trempette dans toute étendue d’eau douce. C’est d’ailleurs une règle de base en Floride : pour se baigner, il faut se limiter à l’océan et aux piscines. Tout autre lac, lagon, mare, ruisseau, voire étang privé, peut potentiellement accueillir ces visiteurs aux dents acérées. Chaque année, des accidents se produisent faute de prudence. Le parc naturel des Everglades est absolument gigantesque. Entre quelques attrape-touristes et les fameux bateaux hydroglisseurs, la plupart des activités possibles tournent autour de l’environnement naturel. De nombreux visiteurs y campent, y déposent leur canoë ou leur kayak, y randonnent, y observent et y photographient des milliers d’espèces animales. Les poissons d’eau douce y sont nombreux, ainsi que les oiseaux. Et ils ne sont pas les seuls. L’été (surtout, mais aussi la nuit toute l’année), le lieu regorge de moustiques, plus ou moins nombreux et virulents en fonction du vent, de l’heure et de la température. Donc à bon entendeur, n’oubliez surtout pas de vous équiper de spays anti moustiques si vous prévoyez une visite du parc. Et comme dans chaque parc national, il est bien évidemment interdit de prélever tout échantillon de plante et de perturber/déranger la vie sauvage. Et celle-ci est partout, il suffit simplement d’attendre et d’observer...





jeudi 14 février 2019

La Saint Valentin


Je ne suis pas sûre d’avoir jamais publié d’article sur ce blog qui parle de la Saint Valentin, alors mieux vaut tard que jamais ! Cette fête datant du XIVème siècle est célébrée de plus en plus dans le monde entier et notamment dans les pays anglo-saxons. C’est aujourd’hui une journée très particulière à l’école. Les élèves prennent part à des dance parties, et ils échangent des cartes et des poèmes entre eux toute la journée. Les cartes ne se veulent pas nécessairement romantiques (même si certains en profitent pour glisser un petit mot doux à leur camarade préféré), et contiennent principalement des messages d’amitié, de gentillesse et d’appréciation. Ainsi, Amaury est lui-aussi parti à la crèche avec ses cartes pour chacun de ses camarades. J’avoue que cette tradition m’est relativement étrangère, la Saint Valentin étant en France plutôt une fête commerciale à et destination exclusive des amoureux. Mais ici, aux États-Unis, c’est aussi (et surtout) une fête du partage, de l’amitié et de la caramaderie au sein des écoles. J’ai prévu quelques petites surprises pour mes petits patients, et notamment quelques sucreries. L’ambiance est à la fête, et la motivation pour travailler est plus ou moins au rendez-vous. Quant à nous, à la maison, nous ne célébrons jamais la Saint Valentin, et en tout cas pas avec des cadeaux. Il n’y a pas besoin d’excuses pour se montrer notre attachement réciproque et pour passer un peu de temps à deux. Et rien n’empêchera de fêter ça officieusement ce week-end, lorsque l’emploi du temps sera un peu moins chargé et que l’épuisement professionnel de la semaine se sera un peu atténué...


dimanche 10 février 2019

Une expérience américaine : aller chez le kiné


Je n'avais pas eu l'occasion (ni le besoin) d'aller chez le kiné depuis fort longtemps, mais une vilaine blessure de l'épaule et du cou -en lien avec ma musculature mollassonne et atrophiée- m'a conduite à devoir consulter cette année. Quand on passe son enfance à sauter, grimper, faire la casse-cou, faire du cheval, de la gym, de la danse, du ski, et j'en passe, et que les dommages collatéraux sont des chutes assez violentes, la transition est difficile à l'âge adulte lorsqu'on est une véritable couch potato. Une "pomme de terre de canapé" est outre-atlantique un joli surnom pour les personnes de mon genre, atteints de flemmardise aigüe et totalement allergiques au sport. Ayant fait beaucoup de sport jusqu'à l'adolescence, les dommages sur ma colonne vertébrale sont bien visibles. Outre des disques en mauvais état au niveau lombaire, je dois maintenant gérer une dégénérescence de certains d'entre eux au niveau cervical. Ou comment se prendre une bonne claque dans la figure en réalisant que le sport, c'est quand même utile pour maintenir la musculature existante, entretenir les muscles, les articulations et également conserver une santé respiratoire et cardiaque. J'avais pourtant décidé, nonchalamment, à l'automne dernier, de reprendre un peu le tennis. Bien que le tennis soit un sport totalement asymétrique (et étant aussi accessoirement totalement nulle en la matière), j'avais repris doucement, en alternant les deux bras (gauchère power), et en augmentant l'intensité et la durée de l'exercice avec le temps. Mais c'était sans compter sur mes épaules ramollies par l'âge et la paresse. Après quelques semaines, j'ai réussi à me créer une entorse cervicale extrêmement handicapante, plus douloureuse qu'un accouchement. Après des semaines de canapé et un traitement de cheval, je me suis retrouvée à consulter un médecin du sport, qui a confirmé l'état inquiétant de ma colonne vertébrale et prescrit de la kinésithérapie intensive. Me revoilà donc, quelques semaines plus tard, en bonne voie de reprendre le tennis ce printemps (si tout va bien), grâce aux bons petits soins d'une équipe en or à l'hôpital. J'imagine que les kinés français font à peu près la même chose que les kinés américains. Mais il existe cependant de nombreuses différences. La première commence pendant les études. Les physical therapists possèdent un niveau d'études qui est exigé jusqu'au doctorat. Les études sont donc plus longues et de fait, encore plus poussées. La seconde différence est totalement inhérente au coût des soins ici. Tous les actes de santé sont (beaucoup) plus chers et les kinés américains possèdent un équipement de compétition. La salle de physical therapy est un plateau technique dernier cri, avec plus d'une cinquantaine de machines en tous genres, des appareils sophistiqués, gérés par ordinateur et à la pointe de la dernière technologie. Je n'ai pas pu vous prendre de photo complète du lieu en question, car les machines étaient utilisées par des patients, mais c'est assez impressionnant à voir. Et puis entre deux massages ou deux exercices de musculature, il est fort agréable de regarder au-dehors la vue sur le campus de l'Université de Miami et ses palmiers. Pour le reste, je croise les doigts pour que cette vilaine blessure ne soit plus qu'un mauvais souvenir...


vendredi 1 février 2019

Bakeaholic



A l’instar des alcooliques, des accros au boulot (workaholic), des drogués au sport (sportaholic), il existe une variété de serial bakers dont je fais partie, et que l’on peut désigner en anglais par le terme de bakeaholic. Le bakeaholic se doit d’être gourmand, et il utilise n’importe quelle excuse pour pouvoir pâtisser. En tant qu’étudiante, ça se manifestait beaucoup par “il faudrait que je révise, mais j’ai trop  envie de rester cette nouvelle recette de gâteau”. Plus tard, entrée dans la vie active, ça se rapprochait plutôt de “j’ai du repassage à faire, mais d’abord faisons un petit gâteau à partager avec les collègues de l’hôpital demain”. Puis, enceinte et jeune maman, si la pâtisserie a été temporairement remisée au placard faute de temps, d’énergie, et d’envie (il faut dire que neuf mois à ne pas pouvoir même penser à un œuf cru sans avoir envie de vomir n’aide pas particulièrement) j’en suis maintenant à un point où je n’ai de nouveau envie de faire que ça. J’avais déjà parlé de ma gourmandise invétérée lors de ce précédent article. Et j’entends bien transmettre mon amour pour les pâtisseries (à manger) et les pâtisseries (à faire) à mon petit rejeton, lequel est loin d’être le dernier intéressé par la dégustation de mets sucrés. Alors j‘ai décidé de l’initier très tôt à l’art de la cuisine, et il aime tout particulièrement m’aider à confectionner toutes sortes de réjouissances gustatives pour le palais. Les recettes choisies sont assez simples. Il ne me viendrait pas à l’idée de l’embaucher pour fabriquer une pièce montée, quand bien même j’eusse été capable d’en faire une. Mais laissons aux professionnels les tâches compliquées. Pour l’heure, à deux-ans-et-demi-presque-trois, il me faut choisir des plats rapides et qui requièrent peu de main d’œuvre. Un gâteau au chocolat minute, par exemple, se retrouve tout indiqué. Du chocolat, beaucoup de beurre, du sucre, des œufs et de la vanille... rien de plus n’est nécessaire à une bonne recette. Adieu, gâteaux équilibrés mais “radins”, où le beurre et le sucre sont rationnés comme en quarante. Si j’aime les bonnes choses, je ne compte pas les calories. D’ailleurs, qui n’a jamais été invité chez un(e) ami(e) très fier de te servir une (horrible) tarte « sans gras et sans sucre », mais qui de fait, est sans goût ? Et tant pis si les sucreries font partie intégrante de mon paysage gustatif. Quand c’est fait maison, c’est bien meilleur. Et j’ai le parfait petit assistant en cuisine, qui adore son tablier “lapin” et qui adore lécher le saladier recouvert de chocolat fondu. Reste à ce qu’il apprivoise le batteur à œufs électrique, source de phobie aussi bien visuelle que sonore, et dont les craintes ne sont plus tellement adapté à son âge. Un jour, mon fils, tu sauras faire une meringue italienne les yeux fermés et tu maîtriseras parfaitement la cuisson des macarons. Et pour l’heure, si tu te lasses vite en cuisine, j’avoue que j’apprécie la facilité avec laquelle je réussis à te faire finir tes haricots vers sous la diabolique promesse de te servir une grosse part de gâteau moelleux...


samedi 26 janvier 2019

Le shutdown


Après 35 jours de blocage et près de 800 000 employés fédéraux laissés sans salaire, le gouvernement américain a finalement repris ses activités. Les impôts, la sécurité dans les aéroports, le ministère de la justice, des transports, de l'agriculture... toutes ces entités n'étaient plus en fonction ou tournaient au ralenti depuis le 22 Décembre, avec des effectifs minimums très réduits, et certains employés contraints de travailler sans être payés. La faute à l'administration Trump qui tient absolument à dépenser 5.7 millards de dollars dans la construction d'un mur anti-immigration à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Le congrès, à majorité démocrate, s'y est (fort heureusement) opposé, mais notre puppet president a tenu bon. Le budget (ridicule) de l'année 2019 n'a pas été voté, faute d'accord entre les partis, d'où la paralysie plus ou moins totale du gouvernent depuis plus d'un mois. Ce n'est pas le premier shutdown de l'histoire des Etats-Unis, loin s'en faut. Mais c'est historiquement le plus long, à l'image de l'entêtement borné de son leader, prêt à tout pour son stupide mur, promesse électorale plus que démagogue. Dans un pays où le taux de pauvreté atteint les 13.5% de la population (soit plus de 43 millions de personnes), il serait peut-être judicieux de penser à une redistribution des richesses un peu plus équitable plutôt que de jeter de l'argent par les fenêtre en construisant un mur pour séparer deux pays. Et d'investir de fait dans des instances qui bénéficient au plus grand nombre (la santé, l'éducation, les infrastructures...) plutôt qu'à une poignée de privilégiés. Les murs, historiquement, n'ont jamais marché. Point n'est besoin d'être spécialiste en histoire et en géopolitique pour savoir que les murs finissent par tomber et qu'ils ne font que diviser. Toujours est-il que de nombreuses instances gouvernementales ou contrôlées par le gouvernement vont finalement pouvoir recommencer à fonctionner, à commencer par l'agence de contrôle sanitaire de l'alimentation, les impôts, les musées et les parcs nationaux. Les employés fédéraux vont aussi pouvoir recommencer à être payés. J'attends avec angoisse de voir ce que ce vieux papi sénile nous réserve pour 2019. J'aimerais être optimiste, mais il faudrait plutôt être réaliste...

lundi 21 janvier 2019

Un weekend à Naples

Barefoot Beach Preserve
Naples beach
J'avais déjà parlé de la ville de Naples il y a quelques temps dans un précédent article à retrouver ici. Profitant de la présence de la famille Jurassienne, nous y sommes retournés ce weekend, histoire de changer d'air et de faire quelques excursions intéressantes. Naples n'a pas changé. C'est toujours une ville relativement aisée, habitée d'une population peu diversifiée et âgée. Nous avons d'abord découvert la plage de Barefoot Beach Preserve, couverte de coquillages et encore assez sauvage malgré l'afflux de touristes et de visiteurs locaux. Le soir, nous avons testé un bistro perse délicieux (Bha Bha Persian Bistro) et avons diné à l'extérieur, entre les chaufferettes de terrasse et les lumières de jolis lampions. Le lendemain, nous avons pris la direction de la réserve naturelle du corkscrew swamp sanctuary où une promenade sur ponton de 2.5 miles nous attendait pour observer à loisirs la faune et flore sauvage du coin. La saison hivernale est idéale pour éviter les moustiques, mais elle est peu propice pour y voir de nombreux animaux. L'eau des marais est beaucoup plus haute l'été, et il nous faudra y retourner à cette occasion histoire d'en voir plus. Nous avons néanmoins croisé quelques alligators, des aigrettes, des ibis, des anhingas, des hérons, ainsi que quelques poissons, serpents et nombreuses plantes et fougères d'eau. Le soir, nous avons marché sur la plage à côté de la jetée avant d'aller manger un diner typiquement local au Old Naples Pub, incluant de l'alligator frit, du crab cake et des poissons locaux. Pour ceux qui se poseraient la question, l'alligator est à mi-chemin entre le calamar et le poulet. D'une texture très élastique et sans goût très prononcé, la version frite était pourtant vraiment délicieuse. Le lendemain, nous avons terminé notre séjour par un petit saut au Naples Botanical Garden, où sont rassemblées de nombreuses espèces de plantes venues des quatre coins du monde. La jardin des papillons a particulièrement ravi Amaury. Le weekend est passé très vite, et nous avons finalement regagné nos pénates hier soir. Il y aurait eu beaucoup d'autres excusions possibles, mais le temps nous a manqué. Peut-être lors d'une prochaine visite ?


Butterfly garden au Naples Botanical Garden

Audubon Corkscrew Swamp Sanctuary

jeudi 10 janvier 2019

Throwback Thursday

Les accros d'internet et des réseaux sociaux n'y auront pas échappé : les jeudis sont souvent l'occasion de partager des photos et des anecdotes souvenirs. Il s'en est passé pas mal de choses, pour moi, les jeudis. Enfant, le jeudi était mon jour préféré car je pouvais manger à la cantine (il y avait aussi le samedi dans une moindre mesure, jour d'art plastique et de poésie, mais c'était nettement moins intéressant que de goûter à la nourriture industrielle de collectivité). Aujourd'hui, en ce début d'année 2019, le jeudi est souvent placé sous le signe des journées chargées, avec huit ou neuf groupes de rééducation (de groupes) à enchaîner, pas de pause déjeuner ou presque et un rythme de travail tout particulièrement soutenu. Je pourrais trouver de nombreuses autres anecdotes de mes jeudis de l'enfance, mais j'avoue que la mémoire me fait défaut. Le premier jeudi important plutôt "récent" a été le 8 Avril 2010. Je n'avais à priori que des cours ce jour-là, jusqu'à vingt heures, et notamment un séminaire sur la prise en charge de l'enfant sourd en fin de journée (il est amusant de voir que certains détails restent, mais que d'autres s'en vont. Ne me demandez pas quels ont été les autres cours de la journée, il m'est tout à fait impossible de m'en souvenir). Mon enterrement de vie de jeune fille surprise a bel et bien été une surprise. Une belle soirée, avec des amies d'un peu partout, avant de retrouver mon presque-mari saucissonné dans du scotch et recouvert de post-its (anecdote véridique), et d'enchainer dès le lendemain les derniers préparatifs de notre petit mariage prévu le même samedi. Le jeudi 1er Juillet 2010, j'ai passé ma soutenance de mémoire en France, et j'ai été diplômée. Une étape très importante mais presque banale finalement comparée à ma seconde remise de diplôme aux Etats-Unis en 2015. En 2010, la suite de l'aventure s'est poursuivie avec une relation de jeunes mariés à distance, jusqu'au jeudi 13 Janvier 2011, date à laquelle ma procédure de visa pour entrer aux Etats-Unis a finalement marqué un tournant (article à relire ici). Il aura fallu des mois et des mois de galère, pour se finir joyeusement par une arrivée sur le sol américain en Février (voir un autre article ici). Et puis après quelques années à cheval entre la France et le pays de l'Oncle Sam, je suis finalement arrivée à Miami le jeudi 14 Juillet 2016 (article à relire ici), avec un petit loulou de trois mois dans la valise. De là, la vie en Floride a démarré, et le jeudi 11 Août 2016, je reprenais le boulot, après un beau congé maternité (bien plus long que pour la plupart des américaines). Je me souviens précisément de ce matin-là, comme si c'était hier. J'ai déposé Amaury à la crèche pour la première fois, non sans oublier un accessoire crucial pour moi (le tire-lait). Plus jamais je ne l'ai oublié, d'ailleurs, la leçon a été apprise très vite. La vraie rentrée ne s'est passée que plus tard au cours du mois d'Août, mais j'ai un souvenir très net de cette première journée de working mom. Depuis, il y a eu le jeudi 25 Novembre 2016, où nous célébrions notre premier Thanksgiving sous les palmiers. Car oui, de toute façon, comme la plupart des lecteurs de ce blog le savent, Thanksgiving ça tombe toujours un jeudi. Il serait ainsi possible d'étendre la liste des jeudis marquants à l'infini ; mais finalement je préfère terminer ce petit article par une photo (peut-être) prise un jeudi de 1988. #TBT et #coupdevieux. Une belle illustration de qui j'étais et de qui je suis toujours actuellement...