lundi 31 décembre 2018

Bye bye 2018, hello 2019!

Cette année s'achève, et une nouvelle année s'apprête à démarrer sur les chapeaux de roue. Pour nous, famille franco-américaine, rien n'est encore déterminé. Il se pourrait bien que 2019 soit placé sous le signe de la France, mais rien n'est sûr et je ne peux rien encore en dire (superstition oblige). Dans tous les cas, c'est la France qui va venir à nous car nous attendons avec impatience la visite de quelques frenchies du Jura au cours des jours, semaines, et mois à venir, incluant aussi bien la famille que les amis. Ce soir, le réveillon s'annonce somptueux, et nos charmants hôtes nous ont déjà fait parvenir la liste des cocktails prévus. Chaque convive va apporter quelques delicacies de sa patrie natale, incluant notamment l'Italie, la Grèce, la Russie, et -bien sûr- les Etats-Unis. J'ai concocté à cette occasion un gâteau basque, dont l'odeur a envahi la maison depuis ce matin et met dangereusement l'eau à la bouche. Et avant de procéder au décompte habituel des dernières secondes de cette belle année, j'en profite pour souhaiter une très belle année 2019 à tous mes lecteurs, réguliers, occasionnels, amis, famille et à tous ceux qui partagent leur vie. Que ces prochains douze mois à venir soient placés sous le signe de la santé, du bonheur, des voyages, des réjouissances et de la réussite de projets divers et variés. Happy new year!

jeudi 20 décembre 2018

Traditions de Noël franco-américaines


En grandissant dans le Jura, j'ai toujours connu les traditions de Noël spécifiques à l'est de la France. J'ai eu beaucoup de camarades de fac à Besançon qui célébraient la Saint Nicolas le 6 Décembre, avec ses brioches à l'effigie du Saint Patron de Lorraine. J'ai connu les histoires de distribution de cadeaux aux enfants sages, et les allusions au père Fouettard, qui se devait de rendre une petite visite aux rejetons dissipés. A la maison, nous n'avons jamais vraiment fêté la Saint Nicolas, Noël étant la sacro-sainte fête de fin d'année. J'ai grandi avec un sapin, une jolie crèche faite de santons de Provence et la promesse d'un gros bonhomme en rouge, si toutefois j'avais pu être suffisamment sage pour le mériter. Je n'ai jamais mis les pieds à la messe de Noël, n'ayant pas réellement reçu d'éducation religieuse permettant de conjuguer mes origines protestantes et catholiques. Noël se résumait à une fête familiale centrée sur un menu copieux et des cadeaux nombreux. Après plusieurs années aux Etats-Unis, et après avoir adopté une nouvelle famille américaine, j'ai commencé à piocher dans l'une et l'autre des cultures pour créer une jolie chimère de fin d'année, toujours aussi agnostique et orientée sur les réjouissances de la table, et relativement encline à enseigner à Amaury les habitudes de ses ancêtres des deux côtés de l'Atlantique. A commencer par notre sapin, sur lequel a été soigneusement dissimulé un ornement en forme de cornichon, tradition de Pennsylvanie et probablement d'origine allemande. Dans l'histoire, le premier à localiser ledit pickle est considéré comme vainqueur. Les festivités débuteront donc cette année au soir du réveillon, avec un bon repas français typique mais adapté aux disponibilités des ingrédients locaux. Chaque convive sera invité à déposer ses chaussons ou ses chaussures au pied du sapin, et d'attendre sagement le passage du Père Noël pendant la nuit. Aucun cadeau n'est visible avant le passage du grand bonhomme en rouge, à l'inverse de certaines familles ici qui ajoutent les paquets à mesure qu'ils sont préparés et emballés. Chez nous, et pour la première fois, un verre de lait et un cookie seront laissés en évidence pour lui, preuve ultime de son passage (par la porte, n'ayant bien évidemment pas de cheminée dans un climat tropical). J'ai entendu dire que certaines familles américaines laissaient aussi quelques carottes à destination des rênes. Nous n'avons pas de stockings, sorte de chaussette géante américaine qui rappelle allègrement les bas ou les chaussettes françaises qui réceptionnaient (jadis) une orange ou d'autres friandises. Les enfants les plus dissipés risquaient à l'époque de retrouver dans leurs bas un morceau de charbon, ou -voire pire- un martinet. Donc pas de stockings, mais nos chaussons, tout simplement. Au petit matin, un monceau de cadeaux sera disposé dans la pièce, recouvert de papillottes dorées et attendant sagement chacun des amis et des membres de la famille présents. Il y a de cela quelques années, notre petit déjeuner de Noël américain consistait en un firemen's breakfast très copieux et préparé par la tante de Logan. Depuis quelques temps, le petit déjeuner de Noël a été francisé, et des pains briochés aux raisins et à la crème d'amandes (fraîchement sortis du four) se sont imposés comme grands gagnants de l'événement. Chacun peut ainsi se régaler, une tasse de café à la main, en ouvrant les cadeaux un-a-un. Alors même si le père Noël tel que nous le connaissons est une pure invention de la firme Coca-Cola, il n'empêche que Santa fait désormais bien partie de notre célébration du 25 Décembre. Après l'ouverture des cadeaux, la journée sera relativement peu chargée chez nous, et seul un diner de Noël, au menu plus italien que français, sera proposé aux estomacs encore intéressés par l'idée de faire bonne chère. Alors le compte à rebours est officiellement lancé. Merry Christmas everyone!

dimanche 16 décembre 2018

En attendant Noël


Les palmiers de Floride se sont parés de guirlandes lumineuses clignotantes, les sapins ont été décorés, les achats de cadeaux sont plus ou moins finalisés, les menus sont en pleine élaboration, et tout est en bonne voie pour célébrer Noël d'ici une semaine. J'avais très envie d'écrire un petit billet plus tôt sur ce sujet, mais j'ai été fortement limitée pendant un certain temps par une entorse cervicale totalement handicapante. Quelques visites chez le chiropracteur et un bon traitement de cheval (à base de puissants stéroïdes) plus tard, me voici de retour à peu près rétablie pour profiter des fêtes de fin d'année. Une toute petite semaine de travail me sépare des vacances de Noël, et je dois avouer que mon esprit a plus de facilité à se focaliser sur le menu du réveillon que sur la préparation de mes rééducations à venir. Amaury ne fait que parler du Père Noël, et il a bien compris que des cadeaux allaient être de la partie. Le calendrier de l'avent personnalisé lui permet de se rendre compte des jours restants à attendre, et il lui faut désormais faire preuve d'encore un tout petit peu de patience. A la maison, le marathon des visites hivernales est officiellement lancé. Un ami venu de Pennsylvanie centrale passe ce weekend à nos côtés, tandis que Mimi et Grandpa sont bien arrivés du Michigan hier. Ils repartiront début Janvier, juste avant le débarquement parental en provenance du Jura. A l'école, les enfants sont surexcités et ne tiennent pas en place. Ils ne parlent eux-aussi que de Santa, de leur liste de cadeaux et des visites prévues pendant les vacances. De notre côté, et puisque j'ai finalement retrouvé ma mobilité, nous avons pu passer la journée à South Beach, faire trempette (des pieds) dans l'eau et avec une belle température de 26°. Il est difficile de s'imaginer que nous sommes déjà bien avancés dans le mois de Décembre, et qu'il fait encore si beau ! Vivre dans un climat tropical n'est décidément pas désagréable lorsque l'on sait que d'autres régions du monde sont totalement gelées et enneigées. Demain cependant, les températures vont se rafraichir légèrement dans le sud de la Floride, avec (tout de même) de belles maximales autour de 20°. Cette semaine risque d'être dédiée totalement aux derniers préparatifs et va certainement passer très vite. Profitons-en ! 


South Beach ce matin