dimanche 29 juillet 2018

Le lac Michigan


Les journées s'enchainent mais ne se ressemblent pas. Le nord Michigan est une région touristique relativement méconnue mais qui possède un charme indéniable. Avec des températures agréables tout l'été, loin des fortes chaleurs de Miami, la région des grands lacs possèdent une foultitude d'atouts qui plairont aux visiteurs venus du monde entier. Nous sommes dans la région de Traverse City, tout au Nord, en bordure de la Grand Traverse Bay, et à deux pas du lac Michigan. Ce lac immense est l'un des cinq grands lacs Nord américains, qui contiennent à eux seuls 21% de l'eau non salée de la planète. Il consiste en une superficie de 58 000 km2, soit une superficie plus grande que des pays entiers, tels que la Croatie ou le Togo. Plus grand que la Suisse, et presque deux fois la taille de la Belgique, il est bordé par endroits d'immenses dunes de sable assez spectaculaires et relativement improbables pour la région. Hier, nous sommes allés faire une randonnée autour du Sleeping Bear Dunes National Lakeshore, où nous avons marché plusieurs kilomètres les pieds nus dans le sable, à grimper les dunes (de plusieurs dizaines de mètres de haut), avant d'arriver à la plage. La région est aussi connue pour ses pistes cyclables, de plusieurs centaines de kilomètres, qui permettent, loin de l'agitation des véhicules motorisés, de relier une jolie ville à une autre et en bordure de lac. Nous avons ainsi pu gagner Suttons Bay depuis Traverse City, avec pour seule compagnie quelques autres cyclistes et bon nombre de paysages variés. A cela s'ajoutent des évènements ponctuels, comme le Traverse City Film Festival, qui se déroule en ce moment, et les nombreux bars, restaurants et micro-brasseries du coin qui organisent régulièrement des concerts l'été. Pour s'y rendre, il faut faire escale à l'aéroport de Détroit, très moderne et relativement agréable, ou faire étape à Chicago. Il nous reste encore une petite semaine en famille, à profiter des voyageurs venus d'Australie, et de Dubai/Corée, avant de retrouver la moiteur étouffante de la Floride. Et d'ici là, nous comptons bien profiter un peu plus des wineries, food trucks, dried cherries et autres spécialités locales...




mercredi 18 juillet 2018

Une victoire tricolore


Ayant suivi de plus ou moins près (ou de plus ou moins loin) les matchs de la coupe du monde de football, nous n'allions sans doute pas manquer la grande finale de l'équipe de France ce dimanche. Miami s'était mise complètement à l'heure du ballon rond, avec des bars, restaurants et zones avec écrans géants pleins à craquer. Nous nous sommes donc retrouvés au centre-ville de Coral Gables, avec pour objectif de voir cette finale au fameux bar allemand du coin, connu pour son engouement pour le football et ses retransmissions systématiques de tous les matchs en cours. La zone avait été privatisée pour l'occasion, avec écrans géants, bières à volonté et bretzels démesurés. Seule ombre au tableau, un soleil brûlant à l'heure de midi et aucune place assise restante. Amaury ne s'est pas montré très coopérant, et après avoir engouffré un giant pretzel il n'a pas vraiment su trouver d'intérêt pour cet évènement national. Nous sommes donc rentrés fissa à la maison, notre petit monstre larmoyant sous le bras, espérant pouvoir capter la deuxième mi-temps sur notre télévision, qui n'a en fait de télévision que le nom, mais qui correspond plutôt à une sorte d'écran connecté qui ne donne droit qu'aux chaines transmises par internet et à quelques chaines internationales. Après avoir vu une petite partie du match sur Telemundo, nous avons pu finalement capter une chaine locale de Fox, qui retransmettait cette finale en direct. Quatre-vingt-dix minutes plus tard et après quelques dizaines de secondes de prolongation, les bleus sont devenus champions du monde pour la seconde fois. Depuis, à peu près chaque habitant de Miami que j'ai croisé a eu l'occasion de me féliciter (comme si moi, personnellement, j'avais directement participé à ce jeu). Notre maison s'est fleurie de quelques fanions tricolores, histoire de nous démarquer dans le voisinage et de prolonger le goût de cette victoire quelques jours encore. Les Etats-Unis ne sont pas une grande nation historique du football, mais puisque Miami est au carrefour de l'Amérique du Sud, toute la ville a su vibrer au son de cette coupe du monde, et l'enthousiasme est tel que nombre de nos amis ont commencé à inscrire leur (très) jeune progéniture à des clubs de soccer pour enfants....

jeudi 12 juillet 2018

Bienvenue à la maison !


Nous sommes bien arrivés à Miami, après un voyage fatigant (une voiture, deux avions, et un taxi plus tard) mais relativement serein. Amaury a été calme la plupart du trajet, à grands renforts de jeux variés et de nombreuses surprises tirés de mon fameux sac magique de maman. Nous avons retrouvé la chaleur et la moiteur locale, et avons pu constater que le jardin s'est empressé de profiter du climat estival pour se transformer en forêt vierge. Certaines plantes ont tout simplement doublé de taille, la faute à une pluviométrie généreuse couplée à des températures constantes de trente degrés, de nuit comme de jour. Nous sommes arrivés juste à temps pour la fin de la saison des mangues locales, excellentes et particulièrement sucrées. Il serait d'ailleurs presque insultant de considérer comme mangues les fruits durs et fades que l'on trouve en France (de la même façon que le "camembert américain" n'a de camembert que le nom). Grâce à nos adorables voisins qui possèdent un solide réseau de connaissances presque toutes propriétaires de manguiers, nous avons reçu un énorme sac de ces fruits succulents dès notre arrivée hier soir ; la moitié du sac a déjà été mangée, et je sens que le reste ne va pas faire long feu ! Nous avons aussi un manguier, mais qui n'a rien donné cette année, suite à sa longue convalescence après le passage de l'ouragan Irma. Nous avons défait les valises, ré-approvisionné le frigo, et avons repris nos petites habitudes en Floride. Il m'est certes arrivé de chercher ma pédale d'embrayage deux ou trois fois, tout en réalisant que je conduisais de nouveau une voiture automatique, mais globalement, c'est un peu comme si nous n'étions jamais partis en France. A cela près que nous avons rapporté une véritable pléthore de trésors du vieux continent, parmi lesquels du chocolat (of course), des matières premières pour la pâtisserie difficiles à trouver au pays de l'oncle Sam, du vin, des épices, et d'autres petits souvenirs qui se dégustent facilement. Et si certains touristes pensent que l'on prend du poids lorsqu'on voyage aux Etats-Unis, en ce qui me concerne, je suis plutôt de ceux qui grossissent lorsqu'ils sont sur le sol français...


mardi 10 juillet 2018

Good bye, France


Notre parenthèse française touche à sa fin, après un séjour particulièrement ressourçant auprès de la famille et des amis du vieux continent. Une dernière crème brûlée, un dernier croissant, quelques derniers échanges dans la langue de Molière, un dernier repas au restaurant de l'hôtel et un dernier petit déjeuner à l'aéroport nous attendent avant le départ. Demain, nous prenons un vol pour Miami, via Atlanta. Comme à l'aller, je redoute un peu les nombreuses heures en avion avec notre petit monstre, d'autant que cette fois-ci, ce n'est pas un vol de nuit. J'ai toujours mon sac à surprises, bourré de trésors pour parfaire la patience limitée d'un rejeton de vingt-sept mois. Ce fut un bel été à la française, comme on les aime, sous le soleil et en douceur, entre apéros et barbecues, restaurants et balades à la campagne. Amaury a bien profité de ses grands-parents, de ses oncles/tantes et cousins, et du jardin, et il a aussi poussé comme un champignon. Demain soir, après un périple de presque dix-huit heures (escale comprise), nous allons retrouver notre maison, notre chez-nous, notre jardin, et la chaleur moite de l'été à Miami. Pour quelques jours en tout cas, car très bientôt, nous nous envolerons pour une autre destination particulièrement agréable l'été, tout au nord et au bord du lac Michigan, où ma belle famille nous attend avec impatience. Les relatives sont attendus des quatre coins du monde, de Dubaï et d'Australie, et il nous tarde de les voir enfin. En attendant, il nous reste quelques petites heures sur le sol français, partagées entre les quelques larmes à l'idée de quitter sa terre natale, et l'impatience de rentrer chez soi. Alors, je savoure ces instants autant que possible. Good bye, France ; ce fut un très bel été...


dimanche 8 juillet 2018

Lyon, mon amour


Chaque année, malgré le peu de distance entre Lyon et le Jura, nous ne prenons pas le temps de nous rendre dans la capitale des Gaules. Et pourtant, nous avons eu l'occasion d'y passer quelques heures cette semaine, et de profiter brièvement de sa gastronomie et de ses rues au bord de l'eau. Lyon, c'est plus que la ville universitaire où nous nous sommes rencontrés. C'est aussi le souvenir de notre vie française, lorsque la perspective de l'expatriation n'était qu'une vague option floue dans l'avenir, et que je me voyais y rester pour le reste de ma vie. Le destin en a donc décidé autrement, faisant de Lyon une ville presque mythique, ville du souvenir, ville de notre mariage, et ville de notre coeur. Certains chérissent Paris, d'autres la campagne ; en ce qui me concerne, rien ne remplace Lyon, ses traboules, ses pognes aux pralines roses, ses quais de Saône, ses quais du Rhône, sa confluence et ses ruelles animées. Alors si le séjour fut trop bref, rien n'empêche d'y revenir plus longuement l'an prochain...