© Elise Connors 2019. All Rights Reserved Worldwide.

Droits d'auteur : L'intégralité de ce blog est la propriété de son auteure. Toute reproduction, partielle ou totale, ne peut se faire sans son accord écrit préalable. Le délit de plagiat ou contrefaçon expose à trois ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle)

vendredi 19 février 2021

Une décennie américaine

Photo prise le 19 Février 2011, à mon arrivée

Cela fait exactement dix ans. Dix ans que j'ai débarqué à l'aéroport de Newark avec mes deux fois vingt-trois kilos de bagages. Le dix-neuf Février 2011, je suis finalement arrivée sur le sol américain après un très long processus d'attente de mon visa d'immigration (voir l'article de l'époque à relire ici). J'ai encore en bouche le souvenir nauséeux du cheeseburger de Continental Airlines qui n'avait pas tellement aimé les turbulences de l'avion. Quand je regarde furtivement derrière moi et que je réalise que dix belles années se sont écoulées depuis ce fameux jour, j'ai cette impression troublante d'avoir terriblement vieilli. D'avoir aussi considérablement mûri. Et d'avoir pu accomplir tellement -et tellement plus- que je ne l'aurais imaginé à l'époque. Les obstacles ont certes été nombreux, mais toutes les difficultés rencontrées, tous les challenges qu'il a fallu surmonter, et toutes les pierres sur ce long chemin ont valu le coup. It was totally worth it. Retourner à l'université pour obtenir un second diplôme d'orthophoniste, acheter une, puis deux maisons, changer d'état et de climat, passer trois fois d'un continent à l'autre, exercer dans une langue qui n'est pas ma langue maternelle, avoir mes deux enfants, former une famille complètement franco-américaine, s'adapter à des nouvelles coutumes, de nouvelles habitudes et de nouvelles traditions... Je me souviens très précisément des confidences d'une adorable camarade de promo, qui m'avait confié à l'époque que ses parents étaient franco-espagnols et qu'ils s'étaient rencontrés à Londres, et que leur belle histoire bilingue et biculturelle était toujours d'actualité plusieurs décennies plus tard. Et chaque fois que j'y ai repensé depuis, j'ai espéré de tout coeur que notre couple franco-américain prenne le même chemin. Je suis tellement ravie et reconnaissante de voir qu'une simple rencontre aléatoire dans un pub irlandais de Lyon a pu changer ma vie pour toujours. Et de voir que ma présence ici aux Etats-Unis est toujours d'actualité, et n'a de raison d'être que parce que nous sommes toujours ensemble. Alors merci la vie, de ta clémence. Merci, mon amour, de ta présence. Et puissent cette vie internationale et ce doux bliss durer toujours...

mardi 19 janvier 2021

L'année de tous les espoirs


Les attentes sont on ne peut plus élevées pour 2021. Que va-t-il se passer au cours des mois à venir ? Seul l'avenir nous le dira. L'année a démarré chez nous sur les chapeaux de roue, entre la régression du sommeil des quatre mois pour notre bébé sourire (qui du coup, est beaucoup plus geignarde), les entretiens d'embauche à la pelle, et le Covid qui continue de se propager à qui mieux mieux à Miami. Du reste, si l'on se limite aux sujets agréables, dans quelques petites heures, Joe Biden deviendra officiellement président des Etats-Unis et ce sera la vraie bonne nouvelle de la semaine. Et lorsqu'on en vient à évoquer cet événement, je croise vraiment très très fort les doigts (et les orteils) pour qu'il ne se fasse pas assassiner juste avant de prêter serment, n'en déplaise à un grand groupe de fous furieux suprémacistes blancs, plus connaisseurs de théories issues de Mein Kampf que des livres d'histoires niveau CM2 (oui, ce sont de véritables ignares). Alors mon cher Joe, tous les regards sont sur toi. Ne nous déçois pas. J'évoquais plus haut les nuits de Mademoiselle J. qui est décidément plus adepte du sommeil en gruyère que des grasses matinées. La perspective de retourner travailler dans ces conditions de sleep deprivation ne m'enchante guère, même si j'ai déjà bien profité de mes semaines supplémentaires de pouponnage intensif (rappelons que la louloute devait commencer la crèche ce mois-ci, mais que ce nouveau départ a pu -avec grande joie- être repoussé à Février). Entre deux tirages de lait, ma cuisine et mon congélateur se sont transformés en véritable usine laitière et j'ai un peu l'impression d'être une vache en devenir. Je crois même que je me suis mise à ruminer. D'ailleurs je ne crois pas qu'aucune maman ait un jour apprécié l'engin en question, qui, même s'il est pratique, n'équivaut vraiment pas à une séance de spa (loin s'en faut, sauf si bien sûr vous être en proie aux engorgements). Donc, pour terminer ce petit billet qui part dans tous les sens, un peu brouillon et passant du coq à l'âne (merci mon cerveau bien fatigué), je vous souhaite à toutes et à tous une belle année, une bonne santé, la fin de ce maudit Covid, le retour des retrouvailles entre amis, de grands dîners de famille sans limitation de nombre, de longs voyages sans microbes, et surtout, surtout, des pelletées et des brouettées de bonheur pour que ce nouvel an nous apporte les changements dont nous avons tous bien besoin.