samedi 2 mars 2019

Homo homini lupus


Il serait bien trop long de détailler les dernières frasques de notre puppet president, mais l’heure est grave. J’ai dans mon école un petit élève porteur de handicaps dont les parents vivent illégalement aux États Unis. Lui, né ici, possède la nationalité américaine, mais pas sa mère. Elle est venue à pieds d’Amérique du Sud pour fuir la violence et la pauvreté de son pays d’origine. Depuis 13 ans, elle travaille, elle élève ses enfants et elle paye ses impôts comme tout un chacun. Pourtant, arrêtée par un banal contrôle de police, elle est maintenant sous le coup d’un arrêté d’expulsion. C’est là que le bât blesse : l’élève mineur a le droit de rester, mais sa mère doit partir. Aucune considération n'est faite de son handicap. Bientôt, et si rien n’est fait, cette maman de deux enfants va être renvoyée chez elle à des milliers de kilomètres, et mon petit élève va rester tout seul, dépossédé de sa famille, et placé dans un foyer ou dans une famille d’accueil, qui eux vont devoir gérer ses handicaps. Quelle humanité y-a-t-il à séparer les enfants des parents, juste sous prétexte de titre de séjour et de nationalité ? La société (et nos impôts accessoirement) vont devoir payer et subvenir aux besoin de cet enfant différent, alors même que sa maman s’en est très bien chargé jusqu’à présent. En France, la loi est très stricte, on met allègrement des migrantes enceintes dans des camps de rétention, on laisse couler des canots pneumatiques pleins d'être humains sur la Méditerranée, mais on ne peut pas (fort heureusement) séparer des parents de leurs enfants. C’est bien évidemment contraire à toutes les lois internationales qui établissent les droits des mineurs. L'homme est un véritable loup pour l'homme, et surtout aux Etats-Unis. Dans le même temps, Trump s'évertue  inlassablement à poursuivre ses aspirations de mur entre la frontière américaine et mexicaine. Comme si cet argent ne pouvait pas plutôt être investi dans quelque chose de véritablement utile (écoles, hôpitaux, maisons de retraite, routes, ponts, musées et autres infrastructures). Dans tous les cas, il est vraiment temps que cet affreux papi sénile rentre chez lui. L’heure de la retraite forcée a sonné. Trump doit être destitué. Et d’ici là, mon école se mobilise pour mon petit élève dont la mère est expulsable. J'ai écrit une lettre de soutien, et je suis prête à aller manifester s'il le faut. Et je croise les doigts pour qu’on l’autorise à rester et à régulariser sa situation...

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