vendredi 1 septembre 2017

Vivre avec la menace d'un ouragan


Depuis l'an dernier, j'avais un peu rangé dans un coin de ma tête le risque de survenue d'un ouragan en Floride (voir les articles sur l'ouragan Matthew ici, ici et ici). Nous nous étions préparés au pire, et puis l'abominable tempête était finalement passée beaucoup plus au nord. Mais, chaque année, du premier Juin jusqu'au mois de Novembre, le risque est réel. Le Texas en a d'ailleurs fait les frais il y a quelques jours, et ça a été une catastrophe historique. C'est toujours une catastrophe au moment où j'écris cet article d'ailleurs, et il faudra plusieurs mois pour réparer les dégâts. Les autorités ont parlé d'une crue millénaire... Il a plu en trente-six heures plus d'un mètre cinquante de pluie, le tout sur un terrain proche du niveau de la mer et argileux. La combinaison gagnante pour une tragédie matérielle et humaine. Ici, à Miami, nous ne sommes pas à l'abri d'une situation similaire. Bien que le sol soit de nature à absorber la pluie plus facilement, la proximité de la mer n'arrangerait pas les choses, et la région où nous habitons accueille près de six millions d'habitants. En cas d'évacuation forcée, ce serait une belle pagaille. Actuellement, nous suivons de très près la trajectoire d'Irma, tempête tropicale potentiellement ré-estimée ouragan de catégorie 3, qui pourrait arriver jusqu'au sud de la Floride. Pour l'instant, seuls l'archipel des Antilles et Porto Rico sont menacés, mais rien n'empêche que le phénomène météorologique ne se propage jusqu'à nous. Si c'était le cas, il faudrait des jours pour que ce monstre fait de vents et de pluie atteigne nos côtes. Alors, dans le doute, nous avons déjà préparé ce dont nous pourrions avoir besoin. Une grosse boîte en plastique a été remplie de boites de conserve et de nourriture non périssable, de lampes de poche, de piles, d'une radio, de gros jerricanes d'eau, de bougies, et d'allumettes. Tout ça au cas où ne puissions pas évacuer si Irma pointe le bout de son nez. On ne peut pas plaisanter avec ça. Logan a vécu Katrina en Louisiane, et nous sommes tout simplement obligés de vivre avec cette éventualité. C'est un genre d'épée de Damocles, qui disparait en hiver, et qui revient nonchalamment en été. Et si tel était le cas, on tenterait tout pour prendre n'importe quel vol pour nous emmener loin de Floride...


3 commentaires:

  1. Coucou, on habite à Pembroke Pines avec ma Femme depuis 10 mois, et justement, il nous reste quelques petites chose à acheter pour "la boite à ouragans", j'ai souri quand j'ai vu ton article ☺️

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    1. J'espère que vous avez pu tous les 2 évacuer de Broward County.

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    2. On a pas évacué, heureusement que ça n'a pas été si fort que prévu, mais on était prêt à partir

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