vendredi 1 février 2019

Bakeaholic



A l’instar des alcooliques, des accros au boulot (workaholic), des drogués au sport (sportaholic), il existe une variété de serial bakers dont je fais partie, et que l’on peut désigner en anglais par le terme de bakeaholic. Le bakeaholic se doit d’être gourmand, et il utilise n’importe quelle excuse pour pouvoir pâtisser. En tant qu’étudiante, ça se manifestait beaucoup par “il faudrait que je révise, mais j’ai trop  envie de rester cette nouvelle recette de gâteau”. Plus tard, entrée dans la vie active, ça se rapprochait plutôt de “j’ai du repassage à faire, mais d’abord faisons un petit gâteau à partager avec les collègues de l’hôpital demain”. Puis, enceinte et jeune maman, si la pâtisserie a été temporairement remisée au placard faute de temps, d’énergie, et d’envie (il faut dire que neuf mois à ne pas pouvoir même penser à un œuf cru sans avoir envie de vomir n’aide pas particulièrement) j’en suis maintenant à un point où je n’ai de nouveau envie de faire que ça. J’avais déjà parlé de ma gourmandise invétérée lors de ce précédent article. Et j’entends bien transmettre mon amour pour les pâtisseries (à manger) et les pâtisseries (à faire) à mon petit rejeton, lequel est loin d’être le dernier intéressé par la dégustation de mets sucrés. Alors j‘ai décidé de l’initier très tôt à l’art de la cuisine, et il aime tout particulièrement m’aider à confectionner toutes sortes de réjouissances gustatives pour le palais. Les recettes choisies sont assez simples. Il ne me viendrait pas à l’idée de l’embaucher pour fabriquer une pièce montée, quand bien même j’eusse été capable d’en faire une. Mais laissons aux professionnels les tâches compliquées. Pour l’heure, à deux-ans-et-demi-presque-trois, il me faut choisir des plats rapides et qui requièrent peu de main d’œuvre. Un gâteau au chocolat minute, par exemple, se retrouve tout indiqué. Du chocolat, beaucoup de beurre, du sucre, des œufs et de la vanille... rien de plus n’est nécessaire à une bonne recette. Adieu, gâteaux équilibrés mais “radins”, où le beurre et le sucre sont rationnés comme en quarante. Si j’aime les bonnes choses, je ne compte pas les calories. D’ailleurs, qui n’a jamais été invité chez un(e) ami(e) très fier de te servir une (horrible) tarte « sans gras et sans sucre », mais qui de fait, est sans goût ? Et tant pis si les sucreries font partie intégrante de mon paysage gustatif. Quand c’est fait maison, c’est bien meilleur. Et j’ai le parfait petit assistant en cuisine, qui adore son tablier “lapin” et qui adore lécher le saladier recouvert de chocolat fondu. Reste à ce qu’il apprivoise le batteur à œufs électrique, source de phobie aussi bien visuelle que sonore, et dont les craintes ne sont plus tellement adapté à son âge. Un jour, mon fils, tu sauras faire une meringue italienne les yeux fermés et tu maîtriseras parfaitement la cuisson des macarons. Et pour l’heure, si tu te lasses vite en cuisine, j’avoue que j’apprécie la facilité avec laquelle je réussis à te faire finir tes haricots vers sous la diabolique promesse de te servir une grosse part de gâteau moelleux...


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