© Elise Connors 2019. All Rights Reserved Worldwide.

Droits d'auteur : L'intégralité de ce blog est la propriété de son auteure. Toute reproduction, partielle ou totale, ne peut se faire sans son accord écrit préalable. Le délit de plagiat ou contrefaçon expose à trois ans d'emprisonnement et 300 000 euros d'amende (article L335-2 du code de la propriété intellectuelle)

mardi 29 mars 2011

Une nouvelle maison

Nous avons emménagé dans une nouvelle maison ce weekend. Tout est grand, beau, fonctionnel, et très calme. Des visiteurs à l'improviste ? Pas de problème, il y a de la place tant qu'on en veut. J'espère que ça va "motiver" certains à venir de loin, car entre le jardin, la piscine et le jacuzzi, la belle saison s'annonce formidable. Qui aurait cru que je pourrais habiter dans un si bel endroit ? C'est le coin parfait pour se promener, avec quelques voisins charmants et des petits sentiers pittoresques. Pour l'instant, nous n'avons qu'une seule voiture, ce qui nous oblige à un peu d'organisation. La maison est située un peu à l'écart du centre-ville, dans une banlieue vallonnée. C'est trop loin pour que Logan aille à pied à la fac, mais peut-être que le vélo, aux beaux jours, sera utile. Maintenant, le printemps se fait attendre avec impatience (mais...il va encore neiger demain).

vendredi 25 mars 2011

La fameuse carte verte ou "green card"

Green Card / Permanent Resident Card
La green card, plus connue sous le nom de permenent resident card, est arrivée hier !!! J'ai envie de dire "tout ça pour ça", un petit bout de plastique insignifiant, de la taille d'une carte de téléphone... Mais quand même, elle en jette ! Je ne m'attendais pas du tout à la recevoir si vite, d'autant que je n'ai pas encore reçu de numéro de sécurité sociale. C'est une chance, nous commençons à déménager aujourd'hui et notre adresse risquait d'être modifiée demain, et le courrier d'être perdu... C'est arrivé sous un pli discret, rien ne mentionnant son contenu mais Logan a compris bien avant moi ce qu'il contenait. Qu'est ce que ça m'apporte concrètement ? Pas grand chose en plus de mon visa d'immigration sur mon passeport, qui, une fois tamponné à mon arrivée en Février, me permet de travailler et de résider aux Etats-Unis pendant un an. Cette carte a une date de validité de deux ans, qui correspond à l'exécution du "conditionnal status" selon lequel un couple marié depuis moins de deux ans ne peut pas prétendre à une green card classique, il lui faut prouver à l'issue des deux ans passés sur le territoire qu'il constitue toujours un couple marié, vivant sous le même toit. N'empêche, cette fois-ci toutes ces démarches de titan que nous avons effectuées ont fini par payer. On a officiellement LE DROIT D'ETRE ENSEMBLE. Et ça, c'est un immense progrès.

mercredi 16 mars 2011

Une grande spécialité américaine : le Cheesecake

Mango/Key Lime/Coconut Crust Cheescake
Qui n'a jamais entendu parler du fameux cheese-cake américain ? D'origine New Yorkaise, ce délicieux dessert n'est pas fait (bien évidemment) à base de fromage au sens français du terme (certains feront la moue en imaginant que l'on utilise du reblochon, du camembert ou du morbier pour faire un met sucré) mais il est fait à base d'une préparation appelée cream cheese, qui correspond à peu près à un fromage frais type "carré frais", mais très gras, de consistance similaire au beurre et que l'on étale sur les bagels au petit déjeuner. Rien à voir avec notre bon beurre breton aux cristaux de sel, mais le cream cheese est quand même mangeable (ou pas, ça dépend des goûts). N'empêche, lorsque ce fromage frais constitue l'ingrédient principal d'un dessert aussi délicieux, on ne peut que vanter les mérites de cette pâtisserie qui est généralement déclinée à l'infini (chocolat, beurre de cacahuètes, fruits variés, vanille, citrouille...). Rien de tel qu'une petite visite dans une pâtisserie traditionnelle à New York, ou à la Cheesecake Factory, pour contempler (et déguster) le sacro-sain dessert. Comment donc qu'on fait un cheesecake ? C'est très simple, on prépare une croûte biscuitée sur laquelle repose une préparation de sucre, jaune d'oeuf et cream cheese. Il existe de nombreuses recettes, et j'ai sélectionnée la plus simple que j'ai trouvée :


Véritable Cheese-Cake New Yorkais
Préparation : 30 min
Cuisson : 50-55 min
Repos au réfrigérateur : une nuit
Cream Cheese
Croûte : 
-250 g de biscuits (petits bruns, speculoos, voire Oreo)
-125 g de beurre fondu
Garniture :
-500 g de Saint-Moret ou de Cream Cheese
-200 g de sucre blanc ou de cassonnade
-2 cuillères à soupe de farine ou de Maïzena
-5 Jaunes d'oeufs
-50 ml de crème fraîche entière
- un parfum au choix (vanille, coulis de fruits, zeste de citron ...)
Préparation :
1) Préchauffez le four à 180°C (375°F). Tapissez de papier sulfurisé un moule à manqué à bords hauts, 23 cm de diamètre. Idéalement, le fond du moule doit être amovible, sinon, bien laisser dépasser le papier pour démouler le gâteau en tirant dessus.
2) Mélangez les biscuits mixés et le beurre fondu. Tapissez le fond du moule de ce mélange en tassant bien avec le dos d'une cuillère. Mettre au réfrigérateur pendant une demie heure.
3) Faire blanchir les jaunes d'oeufs et le sucre, ajoutez la farine et le parfum, puis ajoutez le Saint Moret et la crème fraîche jusqu'à ce que la pâte soit lisse. 
4) Versez sur la croûte et enfournez 50-55 mn jusqu'à ce que ce soit ferme au toucher. Laissez refroidir, démoulez et servir bien frais. Dans l'idéal il vaut mieux le faire la veille et le réfrigérer une nuit.
NB : on peut faire une variant en faisant fondre dans la crème fraîche un paquet de carambars (chceesecake au carambars).

Il est parfois possible de trouver du fromage Philadelphia en France, notamment dans les grandes villes. S'il faut choisir entre Saint-Moret et Cream Cheese, je conseillerais bien évidemment Cream Cheese. Mais il existe des Cheesecakes que l'on peut faire avec (en Italie) de la ricotta, et ailleurs avec du fromage blanc. type faisselle. C'est une histoire de goût (et aussi de calories...le cream cheese a la consistance du beurre !). Il ne reste plus qu'à savourer, et à consommer avec modération car les portions américaines ne sont pas ridicules, loin de là. Une part de Cheesecake : c'est plus qu'un vrai repas. Personnellement je n'en suis pas arrivée à bout.

dimanche 13 mars 2011

New York City

Ce vendredi ont débuté les vacances de printemps : quoi de plus agréable qu'un petit weekend à New York ? Nous sommes à quelques heures à peine en voiture de cette immense ville. Ce n'était pas ma première visite de la Big Apple et nous avons plutôt évité les lieux touristiques. Pas de photo de l'Empire State Building, ou de la Statue de la Liberté. L'hôtel que l'on a réservé n'était pas trop cher pour New York, mais le prix élevé des hébergements ici est un fait établi. Difficile de trouver un lieu assez central, sur l'île de Manhattan, qui offre une chambre double avec salle de bain pour moins de cents dollars la nuit. Nous étions au coeur de Chinatown, à mille lieux de se sentir aux Etats-Unis. Pas une seule indication en anglais, c'est tout un quartier qui vit au rythme de la Chine et de l'Asie en général. Tous les commerces, les hôtels, les restaurants, les bars et les passants sont chinois. C'est un vrai dépaysement, aussi bien au niveau des odeurs, des saveurs, que des bruits. On entend du cantonais, du mandarin, et certainement d'autres langues que je ne connais pas du tout, mais pas un seul mot d'anglais. Les étalages offrent des produits indéterminés, made in China, les fruits et les légumes semblent venir d'une autre planète. Au restaurant, personne ne parle anglais et le menu n'est pas traduit : nous avons quand même réussi à commander des plats excellents, très différents au niveau gustatif des restaurants asiatiques de France. Au final, le dépaysement a été total. Nous avons mangé italien, et pris de délicieux petits déjeuners avec les traditionnels bagels. Le weekend s'est partagé entre les ballades à Central Park, le lèche-vitrine à Soho et les apéros dans le Village. Je crois que le Village est mon quartier préféré de New York. New York est divisé en cinq quartiers : l'île de Manhattan, Brooklyn, le Bronx, le Queens et Staten Island. La partie la plus connue est certainement Manhattan, avec son downtown (coeur historique de la ville), l'Uptown qui est majoritairement résidentiel avec les très connus Harlem, Upper East Side, Upper West Side... Les gratte-ciels sont au rendez-vous et je ne crois pas avoir déjà vu une ville qui s'étend autant en hauteur. Il est facile de se sentir petit lorsqu'on sort du métro ou du train à Pennstation et que l'on voit tous ces bâtiments démesurés. Je me souviens de ma première visite en 2008 : j'avais le coeur qui battait en découvrant ce paysage inconnu. Nous n'avons pas consacré notre temps aux lieux touristiques, même si j'aurais aimé avoir le temps de faire un saut au MoMa (un immense musée d'art moderne). Pour finir, la plus "nouvelle" des sensations de ce weekend a été de prendre l'un des très nombreux taxis jaunes newyorkais : découvrir la ville autrement qu'à pied ou en métro est appréciable, et le prix d'une course est très modérée. C'est très différent de notre vie en Pennsylvanie, en pleine campagne où le calme règne. La ville de New York semble sans arrêt en mouvement, grouillante et bruyante, avec tant de choses à faire ou à découvrir que ce ne sera certainement pas notre dernière visite ici.

mardi 8 mars 2011

Loin de chez soi, on ne perd pas ses bonnes habitudes

Macarons aux myrtilles
Ici, le hamburger est roi. L'empire du fast-food est plus que jamais à l'ordre du jour, et il existe peu de bons restaurants dans les environs de Lewisburg. La déception des papilles gustatives est souvent de mise, et rêver de tarte-tatin et de blanquette de veau ne suffit plus  : il faut se débrouiller par soi-même et recréer l'univers de gastronomie française en Pennsylvanie. Depuis une semaine j'ai entrepris avec frénésie la confection de macarons, le tout bien sûr dans une cuisine sous-équipée et avec un four dont la température n'est pas fiable. Pourtant, armée de quelques ustensiles, je prends goût à réinventer des recettes déjà connues. Ici, au pays de la myrtille, de nombreux desserts déclinent son utilisation entre muffins, cookies et pies. Mais quoi de meilleur qu'un traditionnel macaron, fourré de myrtilles fraîches ?? Certains m'avaient prédit la malbouffe, le stockage de cellulite, le ramollissement des muscles et le surpoids. En fait je cuisine presque 100% de ce que je mange et je n'ai absolument pas adopté l'alimentation locale. D'ailleurs, malgré le cliché que l'on a de la famille américaine (une bande de gros lards, qui ne met jamais les pieds sous la table ensemble et qui ne connait rien aux somptueuses délices du palais), je dois dire que les (presque) seuls américains que je connais ont exactement la même façon de voir les choses que bon nombre de français, et qu'ils apprécient plus que jamais la bonne chère. De longs apéros, suivi d'un petit dîner fait maison...rien de tel pour nous rappeler la bonne vieille France. 
Pas de coup de blues ni de cafard n'ont montré le bout de leur nez à ce jour, même si je me noie dans les recherches de boulot. Finalement j'ai un peu le sentiment que les recruteurs me trouvent trop qualifiée pour les emplois auxquels je postule. En tant qu'orthophoniste, si mon diplôme était validé ici, je croulerais sous les propositions de jobs. Dans la réalité, j'en suis encore à traduire mes bulletins de notes pour peut-être prochainement faire évaluer ce diplôme. Un jour, très bientôt j'espère, je vais trouver ma place ici et profiter d'opportunités professionnelles intéressantes. Pour l'heure, je cuisine, je parle anglais et j'explore les environs. Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage.

mercredi 2 mars 2011

Toutes ces petites différences qui font qu'on est aux states

Avez-vous déjà essayé de prendre une douche aux Etats-Unis sans vous mouiller les cheveux ? Les douches sont (dans la grande majorité des cas) des douches "comme à la piscine", c'est à dire qu'elles n'ont pas de flexible et que l'eau tombe du haut par une pomme fixée au mur, inamovible. Autant dire que j'ai testé plusieurs méthodes pour parfaire mon apprentissage de la modernité américaine, mais que peu d'entre elles ont été concluantes. Premier essai : ne se laver que le haut du corps (pas pratique et pas agréable pour les autres). Deuxième essai : investir dans un bonnet de douche (comme celui de vos grands-mères) pour trois dollars chez Walmart, qui fait transpirer et qui n'est pas tellement esthétique. Abandon de la technique imminent. Troisième essai : se laver les cheveux tous les jours. Ca peut le faire si on a le temps, mais c'est une technique qui est très vite pénible et qui fait marcher le sèche-cheveux 70 minutes par semaine et à peu près soixante heures par an. Quatrième essai : ouvrir l'eau quelques secondes AVANT de rentrer dans la baignoire, ce qui évite le jet d'eau glacé sur les épaules lorsqu'on déclenche le robinet. Essai plutôt concluant. Dernier essai : pour se rincer "dans les petits recoins" il est parfois nécessaire de se déhancher d'avant en arrière pour le jet arrive au bon endroit. Essai moyennement concluant mais qui a le mérite de me faire faire un peu de sport tous les jours. Moralité : faire installer un flexible (parce que oui, ça existe quand même chez certains petits veinards qui vivent par ici) dès que possible.

mardi 22 février 2011

Bienvenue dans un climat continental

Third Street
Il fait très froid aujourd'hui. La température est glaciale, et je retrouve les sensations de certains hivers à Besançon : un léger vent froid qui congèle les oreilles et tout ce qui dépasse, un beau temps sec et de la neige. Difficile de faire plus de quelques pas sans risquer des engelures. J'ai fait le tour du centre ville en quelques minutes, et l'appel de la douce chaleur de l'appartement a été plus fort. La circulation des voitures est relativement calme, et l'on croise de nombreux étudiants. L'université est accolée directement au village et on sent son influence partout ; les magasins proposent tous des articles ou des affiches à l'enseigne de Bucknell University.Il y a même une bibliothèque Barnes & Noble Bucknell (l'équivalent de notre "FNAC"). Je ne suis pas encore allée sur le campus, à quelques minutes à pied à peine, mais je vais y tenter quelques pas ce midi pour déjeuner avec Logan. Je retrouve tous les souvenirs de notre visite ici il y a tout juste un an. Il y a toujours ces splendides maisons victoriennes en bois peintes, et tout est calme. Les gens semblent accueillants et souriants, et l'on croise tout type de public. J'ai vu hier mon premier membre de la communauté hamish dans une quincaillerie. Je ne connais pas grand chose à ce mode de vie, mais j'essaierai d'y consacrer un article prochainement. Nous recevons quelques membres de la communauté francophone de Lewisburg demain soir, et ça va être l'occasion d'étrenner tous les ustensiles de cuisine fraîchement achetés à mon arrivée. Notre four est énorme (la gazinière mesure facilement 110 cm de haut sur 110 de large et 90 de profondeur) et le frigo est démesuré. La place ne manque pas, et j'attends avec impatience ma première confrontation avec le lave-linge (ici, ce sont de véritables monstres). La Pennsylvanie, the place to be. Bien équipé contre le froid cela va de soi.

lundi 21 février 2011

Un magnifique petit village

Welcome to Lewisburg, charmant petit village de Pennsylvanie centrale, aux paysages légèrement vallonnés, et aux maisons victoriennes en bois peintes. Il a neigé cette nuit, et ma seconde journée ici a démarré très tôt : le décalage horaire m'a tirée de mon lit aux aurores, et j'ai encore cette sensation de lendemain de fête (la gueule de bois en moins), lorsque la grasse matinée n'est pas suffisante pour compenser le manque de sommeil. Que dire de mon voyage ? Le vol depuis Genève a été long. Les turbulences et la nourriture (réputée moyenne) de Continental Airlines n'ont pas manqué de perturber cet aller simple vers l'autre continent. Le passage de l'immigration et de la douane n'a pas été tellement réussi : l'officier d'immigration n'a pas été aimable (et ce n'est pas peu dire). Il m'a posé plein de questions avec un air pour le moins suspicieux, m'a demandé de lui montrer des photos de mon mariage, et visiblement n'avait pas tellement l'habitude des visas d'immigration. En fait, je ne sais pas si j'ai été trop convaincante, ou si simplement il avait des consignes particulières, mais il m'a dirigée vers le "secondary desk" qui correspond à un autre bureau d'immigration où seuls les possibles terroristes et les personnes "black listées" sont dirigées. Je me suis retrouvée dans une salle aux sièges sales et éventrés, avec quatre autres hommes, visiblement sales, en guenilles, et qui avait plutôt l'air de s'être trompé de pays. Un employé s'est occupé de ma demande de carte verte, puis m'a tamponné mon passeport, et m'a dirigé vers la sortie. C'était effectivement la sortie, juste après avoir donné mon formulaire à une sorte de douane, mais qui n'en était pas une. Je suis arrivée devant Logan, sans mes valises puisqu'à aucun moment je ne me suis retrouvée dans le hall de réception des bagages, probablement à cause du fameux secondary desk. Récupérer ces 43 kg de valises n'a pas été une mince affaire : la compagnie aérienne et l'immigration se renvoyaient la balle et la responsabilité de cette situation concasse, et je n'étais pas tellement en mesure d'en rire. Après une nuit courte, un lever à 3 heures du matin, et un long vol, ça ne m'a pas du tout fait rigoler, et vu la tête de Logan je crois qu'il n'a pas trop ri non plus. Enfin au bout du compte nous avons alpagué un employé de la douane qui passait à côté de nous, et il a vraiment fait une drôle de tête lorsqu'on lui a expliqué la situation. Il est parti avec mes tickets de bagages, et est revenu moins d'une demi-heure après avec (ô miracle !) mes deux valises à la main. Elles avaient été fouillées pour des raisons de sécurité, mais honnêtement je ne m'en suis pas souciée car je n'avais rien à cacher. Après ces quelques (désagréables) émotions, j'ai pu enfin profiter des retrouvailles avec mon homme et commencer à réaliser que ma nouvelle vie commençait. Après une petite halte chez ses parents à Princeton, nous avons repris la route vers la Pennsylvanie et j'ai découvert notre appartement, douillet et meublé avec goût (Logan fait d'excellents choix) dans la rue principale du centre-ville.
Nous voici donc dans un charmant village que j'ai encore très peu exploré, la neige rendant la marche glissante malgré les trottoirs déneigés. Je prends mes marques petit à petit, et la vie ici s'annonce calme et empreinte de nouveauté.

vendredi 18 février 2011

Et c'est parti pour une nouvelle vie !

Mes valises sont fin prêtes, j'ai fait mes adieux à toute la famille, aux amis, et je saute dans l'avion demain matin. Une bonne partie de ma vie se résume à ces quelques 40 kg de bagages, et j'ai plutôt privilégié l'utile : je n'emporte rien pour la maison, mais j'ai choisi beaucoup de vêtements. Il m'est encore difficile de réaliser que dans peu de temps, je serai dans un boeig 767, et que dans moins de vingt-quatre heures, Logan sera enfin à mes côtés. Que de chemin parcouru depuis notre rencontre ! Nos projets se réalisent enfin, et je me sens emplie d'un bonheur presque nouveau, qui se mêle à une petite appréhension. Et oui, après en avoir tant rêvé : je m'expatrie. J'ai vraiment les chocottes, et ce n'est pas peu dire. Mais je sais que par-delà l'Atlantique se dresse ma nouvelle vie, pleine de promesses, de nouveauté, et d'amour. Bientôt, je vais pouvoir faire partager par ce blog toute cette nouveauté, et je m'attends à un choc culturel non négligeable. Même si je ne pars pas au fin fond de la cambrousse, je perçois déjà quelques différences entre la France et les Etats-Unis qui, j'en suis sûre, seront intéressantes ou amusantes à relater. Pour l'instant, quelques heures de sommeil seulement me séparent de ce grand saut.  C'est parti : je plonge d'un plongeoir qui me semble être le plus haut duquel je n'ai jamais osé sauter.

vendredi 11 février 2011

Visa en poche, départ proche

J'ai reçu mon visa aujourd'hui ! Après de si longs mois d'attente, ça y est : je le tiens entre mes mains et je ne me lasse pas de le regarder. Après tout, j'ai un peu l'impression d'avoir perdu plus d'une demie année de ma vie à l'attendre. Et puis, plus qu'un simple papier administratif, il symbolise mes retrouvailles avec Logan. Et dire qu'il est parti depuis 7 mois !Mon interview s'est très bien passée (plus de détails sur ma page "les différents visas en étant marié"), et il n'a fallut que 48 heures pour que le Chronopost arrive à bon port. J'ai passé la matinée derrière le carreau, à guetter la moindre voiture et surtout, la moindre fourgonnette de livraison. Et puis ma patience (ou plutôt mon impatience si l'on tient compte de mon état de nerfs avant cette fameuse livraison) a fini par payer. L'enveloppe est arrivée et je l'ai ouverte violemment sur le bord de la route, sans prendre le temps de rentrer. L'émotion a été très forte, et comme à mon habitude, j'ai versé quelques larmes. Ce furent les premières larmes de joie depuis bien longtemps, et j'avoue que j'ai encore un peu de mal à réaliser que, sur mon bureau, se dressent mon passeport, l'enveloppe d'immigration, et le guide du nouvel immigrant aux Etats-Unis. Quel soulagement ! Quelle joie ! Je n'ai pas assez de mots pour décrire mon bonheur aujourd'hui, et finalement après toutes ces épreuves il faut passer à autre chose. Il faut voir le futur plutôt que le passé. L'avenir s'annonce radieux et rien ne se dresse plus en travers de mon chemin. Etats-Unis : préparez-vous, j'arrive !

vendredi 4 février 2011

Pas de panique (ou presque)

Je pars à Paris aujourd'hui. Ma visite médicale se déroulera lundi matin, et l'interview suivra le mercredi. Je n'ai jamais été aussi près du but, et la pression est à son comble. Moi, petite frenchy, vais -je finalement réussir à partir bientôt ? Moi, habiter aux USA ? Moi même pas peur. (Enfin, un petit peu quand même). C'est un grand pas vers la nouveauté. Et plus, il s'agit d'un réel changement de vie. Logan me manque terriblement, et je décompte chaque jour restant avec mon départ. Tous les soirs en me couchant, je réalise qu'une journée de moins me sépare de cet immense saut vers l'inconnu, et qu'une journée de plus s'ajoute à celles déjà au compteur de cette longue attente. Si c'était à refaire, je ne sais pas si j'aurais le courage de revivre une situation comme celle-ci, si j'aurais l'envie de tout faire dans les règles et dans la légalité, ou si je ne trouverais pas un moyen de gruger le système. Qui peut rester sain d'esprit après une épreuve comme celle-ci ? Mon cerveau semble intact (ou pas), et la crise de nerfs n'est pas passée loin. Pour l'heure, la capitale me tend les bras : j'espère que tout ira bien. Réponse au prochain numéro.

dimanche 30 janvier 2011

Interview : ultimes petits paufinements

Je me prépare petit-à-petit à cette interview qui devrait terminer la procédure de demande de visa. Les journées s'enchaînent et j'ai finalement du mal à croire que je vais partir dans moins de trois semaines maintenant. Après une si longue attente, c'est presque irréel de penser à mon grand départ et j'ai vraiment du mal à réaliser que tout va rapidement se concrétiser.
Que de temps passé à attendre, à espérer ardemment des nouvelles des diverses instances administratives américaines ! Que d'espoirs déçus, de fausses bonnes nouvelles et d'impatience anxieuse ! Je finis presque par imaginer que quelque chose ne va pas bien se passer, que le visa n'arrivera en temps et en heure pour que je parte comme prévu, que cette chère administration américaine pourrait encore trouver un petit cheveu qui cloche quelque part. Et pourtant : je prépare cette ultime étape comme un examen, je "révise" les pièces à fournir, de façon presque psychotique et obsessionnelle chaque jour, et je procède au décompte des jours restants. Dans une attitude très portée vers les encouragements d'autrui, qui m'ont beaucoup soutenue depuis six mois, j'ai malheureusement retenu les questionnements inquiets de certains, qui, ça c'est sûr, ne font pas trop avancer le schmilblick. "Mais tu es sûre que le chronopost ne va pas se perdre ?" "C'est pas un peu juste de planifier ton départ juste dix jours après ton interview ?" "Et alors imagine si jamais il te manque encore un papier, tu vas devoir changer ton billet d'avion ?" Et là j'ai juste envie de répondre, narquoise et énervée : "Everything's gonna be all right". Aucune tentative de renforcement de mon inquiétude (incroyablement démesurée) ne prendra. Je dresse un véritable barrage envers toute pensée négative qui pourrait accompagner cette dernière ligne droite. Car c'est sûr : si tout va bien se passer, ce sera sans doute encore mieux que je me l'imagine.

samedi 22 janvier 2011

Et un aller pour New-York, un !

Mon billet d'avion est acheté ! Je partirai, si tout va bien, le 19 Février de Genève. Les choses sérieuses commencent enfin. Le prix était (presque) raisonnable, et la date a été bien sûre choisie en fonction du visa. Elle correspond à 10 jours après l'interview à Paris, et donc le timing s'annonce parfait. La théorie veut que l'on reçoive par chronopost le visa sous "quatre à dix jours". La pratique observe plutôt que le visa est déja prêt le jour de l'interview, et qu'il est posté le soir même ou le lendemain du rendez-vous. Mon départ correspond à un samedi, histoire que Logan puisse venir me chercher en personne à Newark (un peu plus romantique que si ce sont mes beaux parents qui viennent !). Au final, comme un aller-retour coûtait approximativement le quart du prix d'un aller simple, j'ai opté pour "un faux retour" début mars, qui je n'utiliserai pas.
J'avoue que je suis un peu stressée à l'idée de cette interview, non pas à cause des questions que l'on pourrait me poser mais plutôt à cause d'éventuels papiers qu'il faudrait fournir. Normalement, ils ont entre leurs mains tous les documents nécessaires à la délivrance de mon immigrant visa. Mais je sais qu'en pratique il arrive que certains de ces documents, envoyés plusieurs mois auparavant, soient périmés et qu'il faille en fournir de nouveaux. Je ne prends aucun risque : j'emporte avec moi toute cette paperasse, remise à jour (notamment le certificat de mariage, l'acte de naissance, et le casier judiciaire, qui sont datés de la mi-janvier) et quelques autres documents que l'on ne me demandera sans doute pas, mais que je préfère avoir avec moi histoire de me rassurer.
J'ai pris un rendez-vous pour ma visite médicale le lundi 7 Février, soit l'avant-veille de l'interview. Je vais voir un médecin dans le 16ème qui est spécialisé dans ce check-up complet pour le compte de l'ambassade américaine de Paris. Au programme : un interrogatoire en règle, une radio des poumons, un contrôle des vaccins, et une prise de sang.
L'impatience grandit...et ma valise se remplit petit à petit.

samedi 15 janvier 2011

Interview : programmée !

Cette nuit a été riche en rebondissements. Ma soeur m'a réveillée au retour d'une soirée, en me disant que de téléphoner à Logan. Celui-ci m'a appris la bonne nouvelle : mon interview est programmée le Mercredi 9 Février à 13 heures, à l'ambassade américaine de Paris. La procédure administrative qui m'attend paraît complexe, mais je suis prête à relever le défi : après tous ces longs mois à attendre, ce n'est pas de la paperasse et une visite médicale qui me font peur ! Je vais enfin pouvoir acheter mon billet d'avion, pour partir dix jours après cette date. Je suis déjà en train de me voir partir, mes deux grosses valises à la main...ce départ était tant attendu, tellement désiré et en même temps tellement effrayant, je crois que maintenant il me me reste plus qu'à LE FAIRE. POUR DE VRAI. Il faut que nous remerciions chaleureusement le congressman qui est intervenu en notre faveur. Sans lui, cette date, sans être reportée aux calendes grecques, aurait été programmée au mois de mars, voire au mois d'avril. Pour l'heure, les trois semaines qui me restent avant cette interview vont être bien remplies...
Je ressens une grande joie mais surtout, un immense soulagement. Je vais enfin retrouver l'homme que j'aime, enfin commencer à vivre cette vie à deux que nous avons interrompue il y a 7 mois. Cette vie nous a été volée jusqu'à présent, et ce cauchemar va enfin cesser. Pas moins de 9 mois en tout auront été nécessaires à cette procédure, et ce blog va un peu retrouver d'enthousiasme et s'orienter vers autre chose que cette partie de notre vie qui restera comme un mauvais souvenir à oublier le plus rapidement possible.

jeudi 13 janvier 2011

Dossier au NVC : closed.

Le NVC n'est pas précisément une administration qui fonctionne bien. Mais grâce à une personne qui travaille pour un congressman, nous avons eu quelques informations intéressantes. Le NVC a clos notre dossier et a accepté notre DS230 et les documents que j'ai envoyés au mois de Décembre. La grande question maintenant est de savoir à quel moment je vais être convoquée pour l'interview à Paris. Cette date conditionne mon départ car il s'agit de l'étape ultime avant de recevoir le visa "sous sept à dix jours" par Chronopost. J'ai hâte que cette date me soit communiquée, car je crois que ça va réellement me placer en condition de partir.
J'ai eu une grosse frayeur il y a deux jours. En flânant sur le site visajourney.com qui est truffé d'infos sur cette procédure de visa, j'ai trouvé un témoignage d'un couple dont le dossier a été enregistré mi-avril 2010 (donc un mois et demi avant nous) et qui a, d'ores et déjà, sa date d'interview pour le 22 Février 2011. J'ai aussitôt imaginé que notre date, compte-tenu de ce délai, devrait être pour fin Mars. Le désespoir m'a envahi et ça a été vraiment dur d'imaginer que mon départ pouvait être encore si loin. Mais hier, coup de théâtre : le congressman a directement contacté le consul de l'ambassade de Paris, histoire de faire bouger les choses. Il a exigé dans son courrier qu'une date soit fixée le plus rapidement possible. De fait, même si les délais devraient être encore incroyablement longs, il est fort possible que cela soit plus rapide, grâce à cette intervention. C'est aussi grâce à mes beaux parents qui ont littéralement élu domicile au bureau du congressman et qui ont imploré qu'il intervienne. Pour l'heure, j'attends patiemment (ou pas) des nouvelles de l'ambassade, avec à la clé cette fameuse date. Je crois qu'une date d'ici fin Février pourrait tout à fait m'être proposée. Encore une fois, je croise les doigts, car je touche presque au but. Le plus dur est derrière nous.Justifier

jeudi 6 janvier 2011

NVC ou l'histoire des diaboliques mails répétitifs

Nous avons reçu, pour la troisième fois de suite, un mail nous redemandant certains documents administratifs, qui bien sûr ont déjà été envoyés au mois de Décembre. Le NVC semble sous traiter le courrier électronique à des sociétés en Inde ou ailleurs dans le monde, ce qui pourrait expliquer que l'on reçoive des e-mails à trois heures du matin, heure américaine de la côte est. Je doute que "Molly", "Shelly", ou "Jesus" fassent les trois huit en tant qu'employés de l'administration américaine. Quoi qu'il en soit, la conséquence en est un véritable dysfonctionnement de leur système de traitement du courrier, électronique en particulier et postal en général. Comment se fait-il qu'une administration aussi importante, chargée d'autoriser les étrangers à séjourner sur le territoire américain, puisse présenter des fonctionnements aussi désorganisés ? Les mails identiques et répétitifs, reçus en plusieurs exemplaires à plusieurs semaines d'intervalle ont le don de créer chez moi un certain nombre de sueurs froides. Je me surprends à imaginer que, certains documents envoyés par la poste ne sont pas parvenus, et que la procédure est retardée. Mais le récépissé du Chronopost international prouve que tout est parvenu en lieu et en heure, et je ne peux malheureusement que constater leur incompétence. Que j'aimerais commencer à écrire, au bout du compte, sur ce blog, mes expériences d'expatriée ! Il est vrai qu'il nourrit mes espoirs et mes incertitudes, et qu'il devrait être porteur d'anecdotes amusantes et de confrontation culturelle plutôt que de n'être qu'un ramassis de sempiternelles lamentations sur la procédure de visa. Vivement que ce temps soit révolu, et qu'enfin je dégage d'ici pour aller respirer un autre air, plus emprunt d'odeur de Mac Fried Chicken que de fumier jurassien. Encore que, entre la Pennsylvanie et le Jura, le pronostic s'annonce plutôt du pareil au même (au niveau olfactif tout du moins).

lundi 3 janvier 2011

Un départ difficile

Logan est parti ce matin de Genève. Ca a été un véritable crève-coeur que de l'accompagner à l'aéroport, de le voir partir tandis que moi je reste ici, contrainte et forcée. Nous avons été bêtes de penser que nous aurions des nouvelles du NVC pendant la semaine entre Noël et le jour de l'an, mais notre espoir à chacun a été contagieux et s'est renforcé mutuellement. Seulement, bien sûr, il n'y a toujours pas de date de départ prévue, et le dossier n'est toujours pas à Paris.
Que dire de plus ? Il n'y a rien à ajouter à tout ce qui a été écrit précédemment. Désillusions et attente sans fin sont au programme, sans que j'aie le moindre pouvoir pour changer ça.
Je savais que ce serait difficile, mais je n'avais pas réalisé à quel point.

jeudi 23 décembre 2010

Premier Noël en France


Logan est arrivé sain et sauf vendredi dernier. Le sort s'est encore un peu acharné contre nous, car la neige est tombée en grande quantité ce jour là. J'ai mis trois heures trente pour me rendre à l'aéroport de Genève, en roulant sur l'autoroute à 40 km/h. En arrivant là-bas, j'ai découvert que, pour cause de neige, Logan avait atterri...à Milan. J'ai passé la journée là-bas, à attendre qu'il redécolle pour atterrir à nouveau à Genève. Lui a passé seize heures dans l'avion...Et la route du retour a été du même acabit. Mais quelle joie de se retrouver ! Il a même fallu plusieurs jours pour que je réalise que sa venue était réelle, tellement l'habitude de se voir et d'être ensemble a été perdue pendant cinq mois. Passées ces quelques premières heures, je ne peux plus imaginer comment j'ai survécu sans lui. Je n'arrive plus à me représenter comment j'ai fait pour tenir le coup, et combien il était improbable et absurde d'être séparés de la sorte par un système administratif. Nous avons toujours, très régulièrement, des nouvelles du NVC, mais le dossier ne semble pas être encore arrivé à Paris. Sans ça, pas de date d'interview. Et sans date d'interview, pas de possibilité de prévoir mon départ. Il n'empêche que le processus touche à sa fin. Ils détiennent tous les documents demandés dont ils ont besoin, et il suffit que leur bon vouloir s'active un peu pour que tout ça passe à l'étape suivante.
Demain, le réveillon de Noël se fera ici, dans le Jura, avec ma famille, et j'en suis très heureuse. Nous avions déjà passé Noël chez ses parents, dans le New Jersey, mais jamais ici encore. Ces fêtes de fin d'année s'annoncent particulièrement réussies, sous d'heureuses auspices, avec l'homme que j'aime et qui m'a beaucoup manqué.

lundi 13 décembre 2010

Visa : épisode je sais plus combien


J'ai envoyé ce matin un gros dossier au National Visa Center : certificat de mariage, acte intégral de naissance, casier judiciaire, formulaire DS230, un code-barre permettant l'identification de mon dossier, et des photos d'identité aux normes américaines. Cette histoire de photo a été un casse-tête : les normes américaines ne sont pas du tout les mêmes qu'en France, il a donc fallu que je trouve un photographe qui puisse lire les normes en anglais et les respecter. Je peux donc officiellement annoncer que oui, dans le Jura, il existe quelqu'un de compétent pour tirer (à un prix assez exorbitant) des photos aux normes US. Vive chronopost international ! (mon porte-monnaie a mal).
D'un autre coté, j'ai presque terminé mon remplacement en orthophonie : la fin est pour mercredi, et mon impatience grandit à mesure que l'on s'approche de vendredi. Logan débarque dans 4 jours moins quelques heures...c'est un truc de fou incommensurable ! Il n'y a pas assez de mots pour exprimer à quel point je suis contente qu'il arrive. Nous ne nous sommes pas vus depuis... le 3 Août.
Vivement vendredi ! (j'en connais un qui dirait "ça va être la fête du slip" mais son anonymat sera respecté ;-))

mardi 7 décembre 2010

Plein de nouvelles : plein de paperasse !

Nous avons très régulièrement des nouvelles du National Visa Center.
Ca change des derniers mois où le mot d'ordre était "mésinformation". Il n'empêche que c'est quand même un peu le bazar : il faut les harceler pour obtenir une quelconque information, et l'on ne sait jamais quelle sera la prochaine étape.
Logan tente de faire accélérer tout ça en anticipant leurs demandes : il faudra bientôt payer 404 dollars ? Pas de souci, il l'a fait dès hier, même si l'ordre n'avait pas encore été donné.
Il faudra prochainement envoyer le formulaire DS 230 rempli et signé de ma part ? Là encore, je l'ai envoyé par la poste et par mail ce matin, même si l'ordre officiel n'était encore pas parvenu jusqu'à nous. J'ai reçu un mail du NVC cet après-midi qui me demande de remplir le I 864. Et c'est une très bonne nouvelle, car ce document, de même que le DS 230, fait partie des documents nécessaires pour l'interview à Paris. Ce qui est amusant, c'est que les mails sont signés par le prénom des employés du NVC (j'imagine que c'est une histoire de sécurité) : Jesus, Shelly et Zoë font partie du lot.
Serait-il possible qu'enfin, j'ai une date d'interview en voyant le dossier envoyé en France ? Pourrais-je prévoir une date approximative de départ ? Je m'en réjouis d'avance. D'un autre côté, Logan arrive dans 9 jours, et l'impatience est à son comble.
Le moral revient ! Vivement mon départ !

mercredi 1 décembre 2010

Les deux semaines les plus longues de ma vie

Dans deux semaines, et deux jours, Logan arrive enfin. A défaut de partir aux Etats-Unis pour Noël, lui vient passer les fêtes ici avec moi. C'est un très grand bonheur d'imaginer son arrivée à l'aéroport ! Le compte à rebours des jours restant est amorcé : J-16 avant son arrivée !!!
Pendant ce temps, nous avons eu quelques contacts avec le National Visa Center. Tout d'abord, j'ai renvoyé signé un document qui précise que, oui, je suis toujours intéressée par ce visa d'immigration, et que non, je n'y renonce pas. J'imagine que certains doivent être tellement dégoûtés de cette procédure qu'ils renoncent effectivement à leur émigration. Pour moi, c'est hors de question. Je n'attends que ça depuis des mois, et l'impatience se fait sentir.
D'autre part, le visa de non immigration, arrivé au National Visa Center en même temps que le visa d'immigration, a été annulé : seul le meilleur des deux a été conservé (celui qui me donne le droit de voyager et travailler immédiatement), et l'autre, qui représente un surplus de paperasse administrative, a été automatiquement résilié. Il n'aurait aucun intérêt car les délais sont les mêmes pour les deux procédures à partir de maintenant.
En parallèle, ma belle soeur Quinn a écrit au président Obama pour tenter de faire accélérer les choses :

President Obama,

My best wishes to you and your family in this coming holiday season. I am sending this email today to ask for your wishes as well. My brother, Logan, married a wonderful woman, Elise, from France last Spring. The wedding was small but beautiful, taking place in Lyon, France. My father, mother, and myself were in attendance and able to meet Elise's extended family. It was our wish this holiday season for her to meet ours. Unfortunately immigration has been delayed. As of November 6, it has been 5 months since their petition for immigration was accepted. We all are now awaiting for Elise to come join us and be able to spend Thanksgiving, Christmas, and the New Year with us. My brother Logan, a new professor at Bucknell University, moved in and began his new job on his own, and it is now our wish for him to be able to share the holidays with his new established family. My heart breaks for them as the weeks and months go by without any news.

I have my fingers crossed for Elise and Logan, and hope that somehow immigration will expedite her petition so that she can be with us for Thanksgiving and the rest of the holidays.

Best wishes for the upcoming holiday season,

Quinn

De fait, tout le monde se mobilise à nos côtés pour tenter de faire accélérer les choses. Le bureau du président Obama a répondu la semaine passée par courrier : en gros étant donné que nous sommes passés à l'étape suivante, il n'a rien à dire. Mes beaux parents aussi se sont mobilisés : ils essaient de faire intervenir le congressman du New Jersey. J'attends maintenant la suite du programme qui doit être l'envoi du dossier à Paris. Les préparatifs de Noël commencent à présent, sous d'heureux auspices.

mardi 16 novembre 2010

Visa : épisode 5

Le I 129 et le I 130 ont tous les deux été approuvés par le California Service Center ! C'est une très bonne nouvelle, car cela marque la fin d'une attente pendant laquelle nous n'avions aucunes nouvelles de la procédure. Maintenant, tout est entre les mains du National Visa Center.
Le délai devrait être encore long pour le I 130, mais semble plus court pour le I 129. Nul ne peut encore me prédire quand je partirai, mais il est possible de rester optimiste. 2010 ? Noël ? Janvier 2011 ? On verra...
A vrai dire, mes pensées vont actuellement vers une seule chose : Logan arrive en France le 17 Décembre ! Il a acheté son billet d'avion hier, pour passer deux semaines avec moi. C'est la chose qui me réjouit le plus en ce moment, qui m'a considérablement aidée dans cette longue période d'attente et d'incertitude. J'ai passé une semaine très dure, où sommeil et appétit n'étaient plus au rendez-vous. De nouveau, j'essaie d'être forte et de faire face : l'idée de retrouver mon mari dans un mois est un allié considérable pour garder courage.
Je ne réalise pas encore que ce satané California Service Center n'est désormais plus qu'un mauvais souvenir. Il est certain qu'à la question : "Qu'est ce qui ne vous plait pas aux Etats-Unis ?", je répondrai sûrement une chose : "Le service d'immigration". Une fois là-bas, je serai soulagée et heureuse d'être aux côtés de celui que j'aime, mais il me faudra sans doute quelques temps pour oublier ces mois d'épreuves et pour relâcher la pression après ce parcours du combattant.
Pour l'heure : il faut fêter ça ! A défaut de sabrer le champagne (car il ne faut pas non plus mettre la charrue avant les boeufs), je propose de trinquer au Champomy.

vendredi 12 novembre 2010

Notre situation médiatisée

Notre situation peu banale a conduit des journalistes à réaliser un reportage : je suis donc passée sur France 3 Franche-Comté aujourd'hui. C'est un peu étrange de se voir à l'image, moi qui avait eu l'impression d'être vraiment nulle et bafouillante lors du tournage. Je n'ai malheureusement pas de copie de cette vidéo, car, non sans avoir tenté de l'enregistrer lors de son passage à la télévision, je ne me suis pas rendue compte que notre retransmission n'était PAS la retransmission régionale...mais une retransmission quelconque. Il faudra peut-être que je fasse appel à mes meilleurs amis fans de l'informatique pour tenter de récupérer cette vidéo sur le web dans les 7 prochains jours à venir !
Maintenant, c'est sûr : je peux me la péter un peu.


Logan est à la Nouvelle-Orléans, pour un superbe mariage prévu depuis de nombreux mois. C'est encore un événement important que je rate. A cela s'ajoute une heure de plus au décalage horaire, qui ne simplifie pas nos contacts téléphonique. J'ai toujours l'impression qu'on ne se parle pas, ou pas assez, et je conserve inévitablement un goût frustrant en bouche à la fin de chaque conversation : trop peu et trop peu souvent, entre deux portes ou deux conférences, juste avant un cours ou pendant mon boulot, il n'est vraiment pas facile de s'appeler.
Skype a été banni de notre vocabulaire pour le moment : il est beaucoup trop dur de se voir sans être ensemble. Je réserve cette possibilité à la seule semaine précédent nos retrouvailles, mais pas avant.
Distance rime avec patience. Attente rime avec pente (savonneuse). Il n'y a pas de mot qui rime avec injustice. Ou alors je n'y ai pas pensé, car cette situation, à défaut d'être pénible, est fondamentalement injuste.

mardi 9 novembre 2010

Visa pour les Etats-Unis : épisode 4

Le sénateur démocrate de Pennsylvanie n'a pas été réélu. De fait, il a transmis notre requête au sénateur. Maintenant, tout repose entre les mains de cet homme : il a le pouvoir de faire accélérer les choses. Pendant ce temps, notre dossier a été mis à jour sur internet et l'on a été informés d'une "activité" sur notre compte. S'il s'agit juste de prendre des documents pour les changer de bureau mais que ça ne change rien concrètement, ce n'est pas une grande nouvelle. Logan pense que des nouvelles concrètes et réelles sont imminentes. Moi j'en suis à un point où je n'espère plus rien. L'on verra qui de l'optimiste ou de la pessimiste aura raison, et franchement je préférerais avoir tort. Mais je doute que les choses puissent réellement évoluer prochainement. Après des mois et des mois d'attente et d'hésitations, de mésinformation et d'espoirs déçus, je me protège et j'évite certainement la prochaine douche écossaise. Il y a vraiment de quoi être lassée à force : début Mai j'espérais partir début Août. Et puis Logan est parti. Sans moi. Et puis chaque heure, chaque jour et chaque mois j'ai espéré encore et encore pouvoir partir. Septembre puis Octobre sont arrivés, et maintenant Novembre prend la suite. Nous avons construit (ou déconstruit) notre vie de couple, mis entre parenthèse cet aspect de nos vies pour un système qui nous détruit et que l'on subit. A plusieurs milliers de kilomètres l'un de l'autre, dans deux espaces temps bien distincts, deux continents et deux fuseaux horaires, nous nous languissons de nous retrouver pour enfin vivre ensemble. J'ai un peu la sensation d'être femme de marin ou de militaire, danger mis à part bien entendu. C'est une véritable épreuve que je ne souhaite à personne, et il me tarde que cette séparation prenne fin.

dimanche 7 novembre 2010

Hors-la-loi, sans foi ni lois.

Tout est dans le titre. A quoi sert une page internet officielle qui annonce un délai si ce n'est pas pour le respecter ? Voilà ce qu'annonce cette page internet :
"If the office is processing a particular type of application in less time than our processing goal, you will see the processing times expressed in months (for example, if the office is processing naturalization applications in less than our 5 month goal, the processing time will state “Five Months”). "
(source:https://egov.uscis.gov/cris/processingTimesDisplay.do)

Il y a officiellement cinq mois que nous avons déposé notre demande...récépissé de dépôt comme preuve à l'appui. Ce California Service Center ne respecte pas ce qu'il annonce...
Nous en sommes donc réduits à attendre. Il y a des jours où j'aimerais bien tenir par la peau des fesses le responsable de ces règles bidons...

lundi 1 novembre 2010

Pas sûr que cela ait réellement fonctionné...

Encore une désillusion de plus. Le congressman de Pennsylvanie devait (peut-être) intervenir en notre faveur, mais rien n'a bougé depuis. Depuis mon dernier message, Logan a reçu un appel d'une femme du bureau du député qui a tenté de faire accélérer le processus. Deux jours plus tard, elle l'a recontacté en précisant qu'elle avait joint son contact au California Service Center et qu'on aurait une réponse prochainement (normalement avant le 7 Novembre).

Pourquoi cette date du 7 Novembre ?


Nous avons dépose deux demandes de visa différents :

- une première demande a été adressée à l'USCIS, grâce au formulaire I 130. Cela correspond à un visa d'immigration pour prétendre à un statut de résident permanent.Durée moyenne de la réponse : 5 mois maximum.
J'attends actuellement la réponse du California Service Center pour cette demande, et qu'elle soit ensuite transmise au National Visa Center. Durée de cette étape : 83 jours minimum. Et ensuite, le dossier sera transmis aux services consulaires américains de Paris, pour une interview et une visite médicale.Durée de cette étape : un mois + sept à dix jours pour recevoir le visa par Chronopost.

- une deuxième demande a été adressée elle aussi à l'USCIS, grâce au formulaire I 129. Cela correspond à un visa de non immigration, qui ne me permettra pas de travailler immédiatement en entrant sur le territoire américain, et je devrais passer in fine une visite médicale et une interview pour ensuite avoir le droit de demander le statut de résident permanent. Cette étape ne requiert pas de passer par le National Visa Center, et se veut plus courte que la première demande. Le dossier devrait être transmis directement aux services consulaires de Paris, et là ce devrait être l'affaire de quelques semaines.

Concrètement, la deuxième demande ne peut être déposée qu'après enregistrement de la première. La grande question actuelle est : les délais annoncés normalement plus courts pour cette deuxième demande le sont-ils réellement ? La date butoir correspond-elle pour chaque dossier à la date du récépissé reçu ?
Tant de questions me taraudent encore...

Trois mois se sont écoulés depuis le départ de Logan, et je suis toujours là. On parle maintenant de son éventuelle venue pour Noël si rien ne bougeait. Le 7 Novembre, les 5 mois du California Service Center seront écoulés pour la demande du I 130.
Mais qu'est-ce-qui nous garantit que les délais soient respectés ????!

jeudi 14 octobre 2010

Et si les élus intervenaient en notre faveur ??!


Aux Etats-Unis, si tu connais quelqu'un,qui connaît quelqu'un, qui connaît quelqu'un, qui connaît quelqu'un qui bosse pour l'immigration, alors peut-être que tu as, éventuellement, une chance de pouvoir ne pas être séparé de ton mari/ta femme pendant de longs mois. C'est une véritable chance, voire un privilège, de pouvoir faire intervenir quelqu'un.
Et si tu ne connais personne ?
Théoriquement : tu te grattes.
En pratique : tu écris au député de ton état pour qu'il fasse un geste en ta faveur, ou en tout cas tu espères qu'il le fasse après que tu aies filé 50 dollars pour sa campagne électorale.
Regain d'espoir ? Pas vraiment, mais ce serait super si cela marchait !!!!

lundi 4 octobre 2010

Orthophoniste...en exercice !!!


Celui qui croit que l'avenir est écrit par avance a tout faux. En tout cas, celui qui croit pouvoir le prévoir a encore plus faux. Je ne pensais pas pouvoir travailler avant de partir, et donc ne pas connaître dans le proche avenir l'exercice orthophonique en France.
J'avais tort : je débute un remplacement maladie dès demain. Une collègue du coin a été hospitalisée en urgence la semaine passée, et je me suis proposée pour la remplacer. Je plonge à pieds joints dans la réalité professionnelle !
Aujourd'hui j'ai effectué les démarches administratives obligatoires (DDASS ou ARS pour ceux qui se tiennent au courant, Sécu, URSSAF, et assurance professionnelle).
Je vais faire de mon mieux, pour les patients, et surtout pour aider ma collègue hospitalisée. Dans l'immédiat, je me suis engagée pour tout le mois d'octobre. Pour la suite, l'on avisera au moment voulu.
Ce qui ne m'empêche pas de penser à ce grrrrrmblll de visa qui n'arrive toujours pas.
Mais pour l'heure, toutes mes meilleures pensées vont en direction de celle que je remplace : je lui souhaite de tout coeur le plus prompt rétablissement et assez de courage pour se battre contre une saleté de maladie.

lundi 27 septembre 2010

Rien à l'horizon...


Rien à l'horizon du visa, et j'accumule les moments d'attente frustrante qui alternent avec ceux de désespoir profond. Non pas que cela justifie une complaisance dans la déprime, mais parfois il est réellement très dur de ne pas savoir quand je vais partir. Lewisburg, Pennsylvanie centrale : promis, j'arrive bientôt. Même s'il y a de bons moments -les vacances en Espagne, ou encore les instants partagés en famille-, l'inquiétude grandit à mesure que les semaines passent. Vais-je rater Thanksgiving cette année ? Vais-je aller fêter ce super mariage à la mode de la Nouvelle-Orléans ? Vais-je rester ici pour Noël ? Peut-on rancir de désespoir ? (ou même moisir en restant ici ?)
Je n'ai malheureusement de réponse à aucune de ces questions, et je suis sans cesse taraudée par l'impatience. Aujourd'hui un petit garçon en soutien scolaire m'a dit que "l'anglais c'est de la merde, ils sont tous cons ces anglais, d'ailleurs moi je préfèrerais apprendre l'espagnol car j'aime bien le Real Madrid". Ben me v'là bien avancée avec ça : je suis mariée avec un con et je parle (ou j'essaie de parler) une langue de merde. Et dire que j'étais si fière de parler un peu mieux la langue de Shakespeare et d'Hemingway. Mieux vaut en rire, et ça au moins ça ne me fait pas pleurer.